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Cybersécurité: Plaidoyer pour un écosystème africain fondé sur une gouvernance efficace et une coopération renforcée

Dpress

Les participants à un atelier organisé, mardi à Rabat, ont plaidé pour la mise en place d’un écosystème africain en matière de cybersécurité, fondé sur une gouvernance efficace, des normes reconnues et une coopération renforcée, afin de consolider la confiance numérique et de renforcer la résilience cybernétique à l’échelle continentale.

Lors de cette rencontre, tenue dans le cadre du Programme exécutif de leadership en cybersécurité de l’ANCA-CERT, l’accent a été mis sur les différentes approches de gouvernance cyber à travers un examen des rôles institutionnels, des mécanismes de coordination et des cadres réglementaires, dans le but d’aider les États membres du Réseau africain des autorités de cybersécurité (ANCA) à renforcer l’alignement stratégique, la cohérence réglementaire et la coopération transfrontalière au service d’écosystèmes numériques souverains et résilients.

A cette occasion, Sebastian Madden, Chief Product Officer à CREST, organisation internationale à but non lucratif regroupant des acteurs de l’industrie mondiale de la cybersécurité, a souligné que la mise en place d’un écosystème national de cybersécurité performant doit reposer sur un cadre de gouvernance clair définissant les rôles, les responsabilités et les champs d’intervention des différents acteurs, citant le modèle de maturité des capacités de cybersécurité des États (Cybersecurity Capacity Maturity Model – CMM), adopté par des dizaines de pays.

Le choix d’un modèle national de gouvernance et de fonctionnement en matière de cybersécurité relève d’une décision souveraine tenant compte des spécificités nationales, a-t-il indiqué, faisant état de plusieurs modèles allant d’une approche fortement centralisée à des schémas fondés sur une répartition des responsabilités entre les différents acteurs concernés.

Après avoir mis en avant les résultats du programme d’accélération de la maturité cyber de CREST, il a annoncé le lancement d’une nouvelle initiative permettant à dix équipes par État membre de Smart Africa de bénéficier d’outils d’évaluation et d’accompagnement proposés par l’organisation, dans l’objectif de renforcer les compétences nationales et de consolider la confiance dans les services de cybersécurité.

De son côté Steven Meyer, directeur général et cofondateur de Zendata, entreprise leader en cybersécurité, a mis en avant le rôle stratégique des certifications internationales dans le renforcement des capacités cyber et la consolidation de la confiance numérique.

Il a, dans ce sens, souligné que les entreprises africaines disposent d’une opportunité importante pour renforcer leur visibilité et leur positionnement à l’échelle mondiale, en s’appuyant sur des standards reconnus à l’international et en valorisant la qualité de leurs compétences.

M. Meyer a également appelé à la nécessité de développer une communauté de cybersécurité fondée sur la coopération, le partage d’expertise et l’accompagnement mutuel, dans l’objectif commun de renforcer la protection des économies et des infrastructures critiques.

Cette rencontre a également été l’occasion de souligner le rôle de la cybersécurité face aux menaces et aux actions hostiles, tout en insistant sur l’importance des réglementations, normes, formations et mécanismes de certification en tant qu’outils au service de cet objectif fondamental de résilience.

Organisé par l’ANCA-CERT, structure opérationnelle du Réseau africain des autorités chargées de la cybersécurité (ANCA), avec l’appui de la Direction Générale de la Sécurité des Systèmes d’Information (DGSSI), le Programme exécutif de leadership en cybersécurité de l’ANCA-CERT, qui se poursuit jusqu’au 5 juin, réunit des responsables gouvernementaux de haut niveau, des décideurs, des dirigeants exécutifs, des experts en cybersécurité, ainsi que des représentants d’organisations régionales et internationales.

Le programme bénéficie de la contribution de partenaires institutionnels de référence, parmi lesquels l’UIT, le CREST et le FIRST. Son contenu est aligné sur les cinq piliers du Global Cybersecurity Index de l’UIT, référence internationale en matière d’évaluation de la maturité des États dans le domaine de la cybersécurité.

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