C24/Sahara: M’Hamed Abba met en avant le contexte inédit impulsé par l’adoption historique de la résolution 2797

Dpress
Le membre élu de la région Laâyoune Sakia El Hamra, M’Hamed Abba, a mis en avant, lors du Séminaire régional du Comité des 24 de l’ONU (C24), tenu cette semaine à Managua au Nicaragua, le contexte inédit impulsé par l’adoption de la résolution historique 2797 du Conseil de sécurité, qui a consacré le plan d’autonomie sous souveraineté marocaine en tant que solution politique définitive au différend régional autour du Sahara marocain.
M. Abba, qui participe à ce séminaire en sa qualité d’élu local et de membre du Conseil Régional de Laâyoune Sakia El Hamra, sur invitation officielle de la présidente du C24, a rappelé la dynamique internationale en faveur de la marocanité du Sahara et du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine, qui ne cesse de croître, relevant que désormais 130 pays dans le monde appuient l’Initiative marocaine, soit plus des deux tiers des États membres de l’ONU, dont trois membres permanents du Conseil de sécurité.
L’élu local au Sahara marocain a souligné également que la tenue de ce séminaire intervient à un moment où plus de 50 États dans le monde retirent, depuis les années 2000, leur reconnaissance à la pseudo “rasd”, en soulignant les retraits opérés par l’Équateur, la Bolivie, le Honduras, le Mali, le Ghana ou encore le Panama.
L’intervenant a, en outre, indiqué que la résolution 2797 n’a pas manqué de spécifier les acteurs impliqués dans le processus politique en cours visant le règlement définitif de ce différend régional, en particulier l’Algérie, en tant que partie principale à ce conflit artificiel, qui doit poursuivre son engagement politique jusqu’à ce qu’il aboutisse à une solution définitive sur la base du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine.
Abondant dans la continuité des dispositions de la résolution 2797, M. Abba a affirmé que cette dernière livre un message clair et sans ambiguïté à l’endroit de l’Algérie pour conduire sans délai le recensement et l’enregistrement des populations détenues et séquestrées dans les camps de Tindouf, en tant qu’étape charnière visant le démantèlement définitif de ces camps, pour permettre le retour de ces populations à la mère-patrie, le Maroc.
Sur un autre registre, M. Abba, qui participe à ce séminaire pour la huitième année consécutive, a souligné que ce soutien politique important se reflète sur le terrain à travers la poursuite de la dynamique d’ouverture des consulats généraux. Quelque 32 représentations consulaires et diplomatiques de plusieurs pays d’Afrique, du monde arabe, d’Amérique Latine et des Caraïbes ont été ouvertes à Laâyoune et à Dakhla.
Par ailleurs, il a fait observer que des membres permanents du Conseil de sécurité, en plus de plusieurs pays membres de l’Union européenne ont décidé d’étendre leur couverture consulaire et politique aux provinces du Sud mais également d’investir dans la région du Sahara marocain, en conduisant des missions d’exploration économiques et de prospection d’investissements pour participer à l’élan sans précédent de développement socio-économique que connaît cette région.
Tout en se félicitant de l’initiative portée par plusieurs représentants du Congrès américain de lister le “polisario” en tant qu’entité terroriste, M. Abba a condamné les attaques terroristes lâches de ce groupe séparatiste, le 05 mai 2026, contre la ville de Smara, et ce dans la conjoncture de la conduite des négociations politiques entre le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le “polisario” pour parvenir à un accord sur la base exclusive du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine.
L’élu local du Sahara marocain a souligné que ces attaques ont suscité une vague d’indignation de la part de la communauté internationale qui a condamné et dénoncé de tels actes tout en réaffirmant son soutien à la souveraineté du Maroc sur son Sahara et en appelant à la nécessité de trouver une issue finale à ce conflit artificiel sur l’unique base du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine.
M. Abba a indiqué que l’élan politique impulsé par la résolution 2797 et la dynamique internationale en soutien au plan d’autonomie sous souveraineté marocaine, ainsi que la transformation économique en cours dans le Sahara marocain pointent tous dans une seule et même direction, à savoir la résolution définitive et durable de ce différend régional.
Pour lui, la région du Sahara marocain est devenue un modèle de développement socio-économique pour le continent africain, ainsi qu’une destination privilégiée en matière d’échanges et de commerce.
La transformation des provinces du Sud “n’est pas le fruit d’un hasard” mais le résultat d’une vision stratégique ambitieuse concrétisée dans le cadre du Nouveau modèle de développement lancé en 2015 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ajoutant que cette vision a pris forme, pendant plus de deux décennies, grâce à d’importants projets structurels conçus pour générer des emplois, créer de la richesse, et ouvrir de nouvelles perspectives pour la population locale, en positionnant la région en un carrefour économique entre l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest.
M. Abba a affirmé qu’en vertu de ce nouveau modèle, qui totalise plus de 10 milliards de dollars et dont le taux d’exécution a atteint 96% en avril 2026, de nouvelles unités industrielles ont été inaugurées dans le but d’augmenter la valeur ajoutée locale des ressources maritimes, mais également des usines de dessalement pour soutenir l’agriculture de la région.
Il a en outre signalé que l’épine dorsale du développement territorial demeure la voie express Tiznit-Dakhla en tant que pont terrestre vers l’ensemble du continent africain, permettant de réduire considérablement les temps de transit des marchandises entre le Maroc et l’Afrique de l’Ouest et que de nouvelles zones logistiques et industrielles à Bir Guendouz et à Guerguerate, à la frontière entre le Maroc et la Mauritanie, ont été développées à la fin de l’année 2025, pour faire face à l’augmentation du flux des poids lourds transitant par la région.
M. Abba a souligné que parmi ces projets phares figure le Port Atlantique de Dakhla, d’un investissement de plus de 1,25 milliard de dollars. Ce projet d’envergure, réalisé entièrement par un consortium marocain et visant à faire de Dakhla une plaque-tournante pour le commerce maritime international dans la région et l’ensemble du continent africain, a atteint un taux d’exécution de 70%.
Et de poursuivre que la vision pour le développement du Sahara marocain est à la fois globale, réaliste et tournée vers l’avenir, dépassant les intérêts nationaux pour embrasser une logique plus large de co-développement régional, en pleine synergie avec les Initiatives Royales pour la façade atlantique.
Il a, enfin, souligné que les infrastructures et les investissements se concrétisent avec un niveau de développement qui dépasse désormais la moyenne nationale dans plusieurs domaines, ajoutant que cette vision anticipe d’importantes mutations économiques, géopolitiques et environnementales, érigeant la région du Sahara en un carrefour stratégique reliant l’Afrique, l’Europe et le reste du monde, porté par l’innovation, les énergies renouvelables et un modèle de développement durable, tout en renforçant une coopération Sud-Sud ambitieuse et équilibrée.



