La 19e session plénière de l’Académie Hassan II des Sciences et Techniques s’ouvre sous le signe de la transition énergétique

Dpress
La 19ème Session plénière solennelle annuelle de l’Académie Hassan II des Sciences et Techniques s’est ouverte, mardi à Rabat, sous le thème “Les batteries dans la transition énergétique : progrès, défis et opportunités pour le Maroc”, avec la participation d’académiciens, de chercheurs, d’industriels et de décideurs publics marocains et étrangers.
Cette session, qui se poursuit jusqu’au 21 mai, ambitionne de dresser un état des lieux des avancées scientifiques et technologiques liées aux batteries électriques, tout en examinant les perspectives du Maroc dans un contexte mondial marqué par l’accélération de la transition énergétique et la montée en puissance des véhicules électriques et des réseaux intelligents.
S’exprimant à l’ouverture de cette session, le Secrétaire perpétuel de l’Académie, Omar Fassi-Fihri, a indiqué que cette rencontre constitue “un moment privilégié” permettant d’apporter “un éclairage renouvelé sur les progrès incessants des sciences dans le monde” et de débattre des voies à même de contribuer au développement du Royaume.
Le thème retenu cette année s’impose comme “un déterminant stratégique des politiques énergétiques contemporaines”, a souligné M. Fassi-Fihri, relevant que les technologies de stockage de l’énergie, notamment les batteries, “apparaissent comme un levier critique pour assurer la stabilité, la flexibilité et la résilience des systèmes énergétiques.”
Concernant les atouts dont dispose le Maroc dans le domaine des énergies renouvelables, il a mis en avant le potentiel éolien estimé à 25.000 mégawatts et plus de 3.000 heures d’ensoleillement par an, rappelant par la même occasion l’ambition du Royaume d’atteindre 52% de sa puissance électrique d’origine renouvelable à l’horizon 2030.
Pour sa part, le directeur du programme des technologies des batteries à l’Université de Chicago, Khalil Amine, a souligné lors de la conférence inaugurale de cette session que le développement de véhicules électriques à grande autonomie nécessite des batteries avancées offrant une densité énergétique d’au moins 300 Wh/kg, relevant que le principal obstacle au déploiement à grande échelle des véhicules électriques demeure le système de stockage de l’énergie.
Le défi consiste à concevoir des batteries capables de répondre simultanément aux exigences technologiques des véhicules électriques et aux attentes du marché en matière de coût, de sécurité et de durée de vie, a ajouté le chercheur marocain, présentant plusieurs pistes visant à améliorer significativement la densité énergétique et la sécurité des batteries.
Cette session s’articule autour de trois axes majeurs, à savoir l’état de l’art mondial et national des technologies de batteries, les défis technologiques et logistiques liés à la sécurité et au recyclage, ainsi que les opportunités permettant de renforcer la souveraineté technologique du Maroc à travers l’innovation, l’intelligence artificielle et le développement industriel.
Réunissant des experts marocains et internationaux ainsi que des représentants du monde industriel et des institutions publiques, cette session a pour objectif de formuler des recommandations stratégiques en matière de recherche, d’innovation et de souveraineté énergétique et technologique.
Cette manifestation intervient dans le prolongement de la célébration du 20ème anniversaire de l’installation de l’Académie Hassan II des Sciences et Techniques par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, une occasion qui a permis de mettre en lumière le bilan des activités menées par l’institution durant les vingt dernières années ainsi que ses perspectives d’action futures.



