Économie

Dakhla: les laboratoires de recherche au service de la durabilité des ressources halieutiques

Dpress

Le centre régional de l’Institut national de recherche halieutique (INRH) à Dakhla-Oued Eddahab joue un rôle clé dans l’accompagnement de la dynamique du secteur de la pêche maritime. À travers un travail scientifique intégré mené par ses laboratoires spécialisés, il œuvre à assurer une exploitation durable des ressources halieutiques et à renforcer les fondements de l’économie bleue dans la région.

L’Institut est un véritable laboratoire pour la réalisation de diagnostics sur les ressources halieutiques et leurs systèmes d’exploitation, a souligné dans une déclaration à la MAP, le directeur régional du centre, Abderrahim Gjije.

M. Gjije a, dans ce sens, noté que la préservation des ressources halieutiques constitue “une responsabilité collective et partagée”, notamment à la lumière des Hautes Orientations Royales relatives au développement de l’économie bleue, précisant que ces ressources représentent un pilier essentiel de ce modèle économique, ce qui impose leur exploitation de manière responsable et durable.

La recherche scientifique, a-t-il poursuivi, joue un rôle fondamental dans ce cadre, en tant que premier maillon de la chaîne de gestion des pêcheries, à travers le suivi quotidien et en temps réel de l’état des stocks halieutiques, l’analyse de leur évolution et la formulation de recommandations scientifiques précises servant de base aux décisions de gestion prises par les autorités compétentes.

Concernant les infrastructures de recherche, M. Gjije, a indiqué que le centre dispose de trois laboratoires principaux opérant de manière complémentaire et couvrant les différents aspects liés à la gestion et à la durabilité des ressources marines.

Le premier laboratoire, spécialisé dans la pêche maritime, assure le suivi quotidien des débarquements de pêche au port de Dakhla ainsi que dans les villages de pêche répartis le long du littoral.

Ce suivi vise à collecter des données précises sur les quantités débarquées, la structure des stocks halieutiques, notamment les petits pélagiques, ainsi qu’à analyser la dynamique de ces ressources et à évaluer leur niveau d’exploitation, ce qui contribue à la prise de décisions fondées sur des bases scientifiques garantissant leur durabilité.

Le deuxième laboratoire est chargé du suivi de la qualité du milieu marin et du contrôle sanitaire des produits de la mer, en particulier les palourdes, dans une région devenue un pôle majeur de production d’huîtres et de moules à l’échelle nationale.

Dans cette lignée, le responsable a précisé que ce laboratoire, accrédité selon des normes internationales, effectue des opérations de suivi régulières, de façon hebdomadaire, afin de contrôler la qualité sanitaire des palourdes et de s’assurer de l’absence de biotoxines pouvant représenter un risque pour la santé des consommateurs.

Le rôle de ce laboratoire, a-t-il enchaîné, ne se limite pas à l’aspect sanitaire, mais englobe également le suivi de l’état de l’environnement marin et l’évaluation de l’impact des activités humaines sur les écosystèmes côtiers, à travers des recommandations visant à sensibiliser les différents intervenants, investisseurs et professionnels, à la nécessité de respecter les équilibres écologiques.

S’agissant du troisième laboratoire, M. Gjije a souligné qu’il s’agit de la station aquacole qui joue un rôle clé dans la recherche et le développement du secteur, dans un contexte marqué par l’intérêt croissant à l’échelle mondiale pour cette activité comme alternative permettant d’alléger la pression sur les pêcheries et de répondre à la demande croissante en protéines marines.

L’aquaculture recèle d’innombrables perspectives de croissance très prometteuses dans la région de Dakhla-Oued Eddahab, contribuant à plus de 70 % de la production nationale, a-t-il précisé, mettant l’accent sur le rôle essentiel de la recherche scientifique dans le développement du secteur.

La station aquacole œuvre à la production des données techniques et scientifiques nécessaires au profit des investisseurs, afin de garantir le développement de projets réussis et durables, a-t-il expliqué, ajoutant qu’elle mène également des recherches avancées portant sur la production d’alevins, de coquillages ainsi que d’algues, qu’elles soient microscopiques ou destinées à la consommation.

Première du genre en Afrique, cette infrastructure moderne ouvre des perspectives prometteuses pour le développement du secteur, s’est-il félicité.

En outre, le directeur régional a souligné que le développement du secteur de la pêche maritime est tributaire de la recherche scientifique, dans l’optique de garantir la stabilité et la durabilité des stocks halieutiques et d’assurer le transfert des connaissances et de l’expertise au profit des professionnels.

Cette approche, a-t-il ajouté, permet d’établir un équilibre entre l’exploitation des ressources marines et leur préservation, garantissant ainsi leur durabilité pour les générations futures et renforçant l’attractivité du secteur pour les investissements.

Les efforts déployés par le centre régional de l’INRH, à travers ses trois laboratoires, s’inscrivent dans le cadre d’une vision intégrée visant à mettre en place un modèle de développement durable fondé sur la valorisation des ressources marines et à renforcer la position du Maroc en tant qu’acteur majeur de l’économie bleue aux niveaux régional et international, a-t-il conclu.

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