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Ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille: Mise en service de la cellule centrale de prise en charge des femmes victimes de violence

Dpress

La cellule centrale de prise en charge des femmes victimes de violence, relevant du ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, a été officiellement mise en service, vendredi à Rabat, en présence de responsables et de représentants d’organismes nationaux et internationaux.

La cérémonie de mise en service de cette cellule a été marquée par la présence de la ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, Naima Ibn Yahya, du Procureur général du Roi près le Cour de Cassation, président du Ministère public, Hicham Balaoui, de la représentante du Fonds des Nations unies pour la Population (UNFPA) au Maroc, Marielle Sander, et de la présidente de la Commission nationale pour la prise en charge des femmes victimes de violence, Fatiha Chtatou.

Créée en vertu de la loi n° 103.13 relative à la lutte contre la violence à l’égard des femmes, cette cellule a pour objectif de consolider le dispositif de prise en charge des femmes victimes de violence et intervient dans le contexte d’une nouvelle phase du processus de renforcement de leur protection, de raffermissement de la convergence entre les différents intervenants et d’amélioration de la qualité des services, de manière à garantir une protection efficace et durable répondant aux besoins des victimes.

A cette occasion, Mme Ibn Yahya a indiqué que le lancement de cette cellule marque un pas qualitatif dans le processus de promotion du dispositif de prise en charge, affirmant que cette démarche s’inscrit dans une vision institutionnelle pour la mise en œuvre des Hautes Orientations Royales prônant la promotion des droits de la femme.

Elle entre aussi dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions constitutionnelles relatives à la protection effective des femmes et à la mise en place de mécanismes pour une prise en charge décente, une audition spécialisée, une orientation efficace, un accompagnement légal et un soutien psychologique et social, de manière à préserver la dignité des femmes et garantir leurs droits.

Selon la ministre, le nouveau mécanisme assurera un rôle de premier plan dans l’encadrement et le suivi de l’action des cellules décentralisées prévues au niveau territorial, dans la normalisation des procédures et protocoles de prise en charge sociale et dans le renforcement de la coordination avec les différents intervenants, dans un souci d’assurer plus d’efficience et de convergence dans la lutte contre le phénomène de la violence contre les femmes.

De son côté, M. Balaoui a indiqué, dans une déclaration à la presse, que la nouvelle structure vient étoffer les mécanismes institutionnels assurant la protection légale des femmes victimes de violence, relevant que cette cellule se démarque par la diversité de ses approches et par ses cadres et ressources humaines qualifiés qui sont à même d’assurer une prise en charge légale efficace des femmes victimes de violence.

Dans une déclaration similaire, Mme Sander a salué la création de cette cellule qui a bénéficié du soutien de l’UNFPA, ajoutant que cette initiative “rendra la vie des femmes meilleure”.

Dans le même sens, Mme Chtatou a souligné que la nouvelle entité a la particularité d’accueillir et d’accompagner les femmes, ainsi que leurs enfants, en leur réservant des espaces répondant à leurs besoins.

Cette cérémonie a été marquée par des exposés sur les missions, la composition et les rôles de la cellule centrale de prise en charge des femmes victimes de violence et par une visite des locaux de la cellule, équipée conformément aux normes en vigueur en matière d’accueil décent et d’audition sécurisée des victimes et adaptée aux cas de femmes accompagnées d’enfants.

La cellule aura notamment pour missions le suivi des cas signalés via la plateforme Amane-Laki (destinée aux femmes en situation précaire), la supervision des cellules créées au niveau décentralisé et la représentation du ministère au sein des Commissions régionales et locales de prise en charge des femmes victimes de violence, placées sous la tutelle du Ministère public, et la coordination des services offerts par les institutions partenaires.

Selon le ministère, cette initiative s’inscrit dans une approche globale basée sur le renforcement de la gouvernance en matière de gestion du dispositif de prise en charge et de développement des mécanismes de coordination et de suivi, de manière à contribuer à prévenir la violence et à endiguer ses effets sur les individus et la société.

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