Tenue à Rabat de la 5e session du Comité mixte Chambre des représentants – Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Dpress
La 5e session du Comité parlementaire mixte entre la Chambre des représentants et le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles s’est tenue, jeudi à Rabat, avec la participation de nombreux responsables et parlementaires des deux parties.
Dans une allocution de circonstance, le Président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi El Alami, a affirmé que la tenue de cette cinquième session constitue le point de départ d’une dynamique renouvelée dans nos relations parlementaires qui sera à même d’accompagner la coopération multidimensionnelle entre le Maroc et la Belgique dans le cadre de relations politiques privilégiées.
Cette session se tient dans un contexte international marqué par le besoin de dialogue et de communication et la conjugaison des efforts afin de consacrer les valeurs de la paix, de la démocratie et de la coexistence, a fait remarquer M. Talbi El Alami, notant que le Maroc et la Belgique sont considérés comme un modèle de stabilité et de diversité culturelle et linguistique.
La Belgique et la région Wallonie-Bruxelles en particulier accueille une importante communauté marocaine qui est la plus grande du monde par rapport à l’espace géographique dans lequel cette communauté vit, a-t-il précisé, notant que le dynamisme de cette communauté et sa participation active à la vie politique, économique, sociale et culturelle constituent un cas remarquable et unique et un modèle avancé d’intégration et d’inclusion.
“Ce facteur humain joue un rôle crucial dans l’enrichissement et la diversification de nos relations aux niveaux économique, culturel et linguistique”, a-t-il soutenu.
Revenant sur le thème de “L’intelligence artificielle et le travail parlementaire”, qui a fait l’objet d’une séance des travaux de cette session, M. Talbi El Alami a souligné que cette technologie interpelle les parlements dans la mesure où ces derniers sont appelés à adopter des lois qui encadrent les limites et les utilisations de l’intelligence artificielle, afin de la maintenir sous le contrôle de l’esprit humain, d’assurer la protection de la vie privée et celle des données à usage personnel.
Il a insisté sur l’importance de l’accès équitable pour les citoyens à l’intelligence artificielle, notant que la communauté parlementaire internationale est appelée à concentrer ses efforts conjoints sur la formulation de propositions de politiques et de visions internationales quant à l’usage de l’intelligence artificielle et les défis y afférant.
Pour ce qui est du sujet de “La protection des droits de l’enfant”, M. Talbi El Alami a souligné les progrès considérables accomplis par le Royaume dans ce domaine, rappelant que le Maroc a été l’un des premiers pays à signer la Convention relative aux droits de l’enfant tout en mettant en place un ensemble de réformes, de législations et d’institutions visant à renforcer la protection de l’enfance, dans le cadre d’une orientation consacrée par la Constitution de 2011 et placée au cœur des politiques publiques.
Pour sa part, le Président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Benoît Dispa, a indiqué qu’à travers cette rencontre, les parlements marocain et belge réaffirment leur rôle dans le renforcement des liens entre les deux pays et les deux peuples, relevant que ces assemblées donnent la voix aux citoyens et ancrent les relations bilatérales dans une réalité démocratique vivante.
À cet égard, M. Dispa a souligné que cette rencontre constitue une occasion de jeter les bases d’une coopération interparlementaire renouvelée, régulière et ambitieuse entre le Parlement de la Fédération de Wallonie-Bruxelles et la Chambre des représentants du Royaume du Maroc, mettant en avant l’histoire des relations entre la Belgique et le Maroc, ainsi que les différents aspects de leur partenariat.
Ce partenariat a été renforcé au fil du temps, notamment grâce à l’accord récemment signé en octobre 2025, qui met l’accent sur la coopération dans les domaines de la justice, du développement économique et de la migration, a-t-il affirmé, soulignant que la création en 2003 du comité mixte visait à fournir un cadre parlementaire à une relation bilatérale ancienne et riche, et à offrir aux parlementaires une tribune régulière pour l’échange, la collaboration et le dialogue.
Deux séances figuraient au menu du programme de cette session. La première a porté sur “L’intelligence artificielle et le travail parlementaire”, à travers des exposés traitant des perspectives et des défis liés à l’usage de l’intelligence artificielle dans le travail législatif, tandis que la deuxième séance a abordé le thème de “La protection des droits de l’enfant”, au cours de laquelle ont été présentées plusieurs expériences et approches relatives à la promotion des droits de l’enfant.


