Koweït : la transition numérique, un choix national stratégique au Maroc

Dpress
La ministre déléguée auprès du Chef du gouvernement, chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, a indiqué jeudi dans la capitale koweïtienne, que la transition numérique s’érige en tant qu’un choix national stratégique au Maroc.
Intervenant lors d’un atelier de haut niveau organisé en marge du 2ème Forum international sur la coopération numérique et de la cinquième Assemblée générale de l’Organisation de la coopération numérique (4-5 février), Mme Serghouchni a souligné que la digitalisation est devenue un pilier fondamental du nouveau modèle de développement, de la réforme de l’administration publique et de la mise en place de services publics plus inclusifs et plus efficaces, conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
L’intelligence artificielle et les données ne sont plus de simples concepts théoriques ou importés, mais sont devenues de véritables outils opérationnels pour améliorer les conditions de vie, renforcer la résilience et consolider la souveraineté nationale, a-t-elle ajouté, précisant que le Maroc a fait le choix d’investir dans la souveraineté en matière d’intelligence artificielle à travers le renforcement des capacités dans l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur (les données, les infrastructures, les compétences, la gouvernance et l’éthique).
Elle a également mis en lumière l’initiative “Jazari Roots” qui reflète l’engagement du Royaume à ancrer le développement de l’intelligence artificielle dans des environnements de confiance soumis à une gouvernance locale.
Cette initiative, a-t-elle souligné, vise à renforcer la recherche appliquée, les données souveraines, les capacités de calcul et le capital humain, tout en garantissant des systèmes d’intelligence artificielle transparents et éthiques, en adéquation avec les valeurs sociétales.
Dans un environnement numérique interconnecté, la coopération régionale et la coordination des cadres sont devenues indispensables pour réduire la fragmentation, éviter les chevauchements et garantir un accès équitable aux bénéfices de l’intelligence artificielle, a-t-elle dit.
La ministre a dans ce sens rappelé que son département a lancé, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Centre numérique pour le développement durable (D4SD) ainsi que l’Alliance pour l’intelligence artificielle et les données, dans le but de consolider la position du Maroc en tant que plateforme régionale reliant l’Afrique et le monde arabe, de connecter les écosystèmes, de mobiliser les partenariats, et de traduire les orientations politiques en projets concrets à fort impact.
La ministre a dans cet élan exprimé la volonté du Maroc de mettre en place un comité technique de haut niveau dédié à la recherche et à l’innovation, réunissant les décideurs du secteur public, les chercheurs, les acteurs économiques et les partenaires du développement.
La création de ce comité, a-t-elle ajouté, vise à garantir l’alignement stratégique des priorités, à accélérer le rythme de l’innovation et à transformer les ambitions collectives en initiatives opérationnelles et évolutives, en s’appuyant sur les meilleures pratiques internationales.
Par ailleurs, Mme Seghrouchni a salué le rôle central de l’Organisation de la coopération numérique en tant que plateforme de rapprochement stratégique, de consolidation de la confiance et de travail collectif.
Elle a dans ce sens appelé à une mobilisation conjointe des États membres, du Programme des Nations unies pour le développement, des banques de développement, du secteur privé et de la société civile, afin de passer de l’ambition à la mise en œuvre, des projets pilotes à la construction de plateformes structurelles mais également de placer l’intelligence artificielle et les données au cœur d’un développement durable, inclusif et équitable.



