Art et Culture

Rabat: Vernissage de l’exposition “Cases en transgression” de Zakariaa Tmalah

Dpress

Le vernissage de l’exposition “Cases en transgression” du BDiste Zakariaa Tmalah a eu lieu, jeudi soir, à la galerie de la Fondation Mohammed VI de Promotion des Oeuvres Sociales de l’Education-Formation de Rabat.

Organisé du 16 mars au 14 avril, l’exposition présente une variété d’extraits et de couvertures de BD sur lesquelles l’artiste a eu l’occasion de travailler, dont “Tahta Ssifr 1”, “Tahta Ssefr 2” et “Ighrae Al Aàli”.

Présentant des œuvres attrayantes par leur profondeur et par la précision des dessins, l’artiste brosse en toute finesse des scènes et des personnages, dont l’expression est sublimée par des décors et des couleurs mélangés de manière ingénieuse afin de retranscrire les émotions et les humeurs.

En plus d’être précis dans ses dessins, Zakariaa Tmalah est percutant dans sa manière d’exposer ses œuvres, n’hésitant pas à utiliser des brûlures, qui rappellent des impacts de balles, pour un effet plus réaliste quand il s’agit de représenter des scènes de guerre.

Dans une déclaration à M24, chaîne d’information en continu de la MAP, Zakariaa Tmalah a dit être tombé dans le monde du dessin depuis son jeune âge, où comme tous les enfants, il a commencé par dessiner ses héros favoris pour ensuite grandir et faire évoluer sa passion en apprenant de nouvelles techniques afin de “parler de nombreux sujets” qui lui tiennent à cœur.

Le BDiste essaye, à travers ses œuvres, de mettre en lumière des personnages que “le monde oublie” ou que “d’autres ne considèrent pas comme des héros”, à l’instar des sans-abris, a-t-il expliqué.

“Dans mes œuvres, je me focalise énormément sur le conflit et je fais en sorte que les personnages que je met en scène deviennent des porte-drapeaux de nombreuses valeurs que je tiens à communiquer avec le public”, a-t-il expliqué.

“S’agissant des techniques utilisées, j’ai d’abord commencé par la peinture et le crayon, mais avec le temps j’ai commencé à me pencher sur l’art numérique que j’incorpore de temps à autre dans mes œuvres, selon son adéquation avec la thématique abordée et ce que j’essaye de véhiculer”, a ajouté Zakariaa Tmalah.

Bousculant les codes de l’art pour véhiculer plusieurs messages à propos de la condition humaine, Zakariaa Tmalah peut être pris pour un artiste-sociologue qui s’exprime à travers le dessin et la peinture pour ouvrir les yeux du monde sur une variété de problématiques humaines liées à la détresse, au désarroi et à la misère dans le but de faire évoluer les esprits et mener des débats constructifs à travers l’art.

Selon la critique d’art et artiste Syham Weigant, Zakariaa Tmalah a accepté, à travers cette exposition, “le renoncement à ce 9ème art qui ne lui a jamais suffi et qui l’enfermait dans ces mêmes cases que tous ses récits, pour embrasser l’Art, c’est-à-dire : tous les arts sans se circonscrire, ni se définir, ni encore se limiter à une seule et unique de ses sous-catégories”.

Amoureux de la BD, Zakariaa Tmalah intègre l’INBA (Institut National des Beaux-Arts de Tétouan) en 2006 où il permet à son rêve d’enfance de prendre forme. Parallèlement à son métier d’enseignant des arts appliqués à Rabat et au-delà de sa formation, Zakariaa prolonge son métier et sa passion par différentes collaborations et interventions en lien avec le monde du 9ème art.

En plus d’avoir participé à plusieurs événements artistiques et culturels, le BDiste a obtenu de nombreux prix et récompenses dans sa carrière, dont le Prix “Baraka” de la BD Oxfam (2020), le Prix “Ana Huna” pour la meilleure illustration (2018) et le Prix de la Wilaya pour le meilleur projet BD marocaine “Le kidnappé”.

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