Infrastructures : Le Maroc consolide sa position de hub continental stratégique

Dpress
Le Maroc intensifie ses investissements dans de grands projets d’infrastructures et de connectivité pour s’imposer comme un hub logistique et économique de référence reliant l’Europe, l’Afrique et l’Asie, souligne, samedi, le quotidien espagnol El Economista.
Le journal espagnol met en avant la « dynamique d’expansion sans précédent » engagée par le Royaume, sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, afin d’accélérer l’intégration du pays dans les grandes chaînes de valeur et les routes du commerce maritime mondial.
Sur le plan portuaire, la publication relève la mobilisation de 62 milliards de dirhams pour concrétiser deux chantiers d’envergure, l’entrée en service imminente du complexe portuaire Nador West Med sur la façade méditerranéenne orientale et le lancement des travaux d’extension de Tanger Med 3.
Le quotidien précise que Nador West Med, doté d’une enveloppe de 54 milliards de dirhams, vise une capacité de près de 5,5 millions de conteneurs par an d’ici mi-2027, doublée d’un pôle énergétique de premier plan comprenant une capacité de stockage de 4 millions de m³ d’hydrocarbures et un terminal GNL de 5 milliards de m³ annuels.
En parallèle, Tanger Med 3 permettra d’ajouter un nouveau quai de 1.200 mètres offrant une capacité de traitement supplémentaire de 4,5 millions de conteneurs par an.
Ces réalisations s’inscrivent dans le cadre de la Vision 2030 du Royaume, qui englobe également la façade atlantique avec le complexe portuaire Dakhla Atlantique, conçu pour stimuler l’essor socio-économique des provinces du Sud et connecter le continent aux flux atlantiques.
Concernant le secteur ferroviaire, le média espagnol rappelle le vaste programme de modernisation de 134 milliards de dirhams destiné au réseau de transport, incluant le prolongement de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) de Kénitra à Marrakech, le raccordement ferroviaire à Nador West Med, le développement des réseaux de transport métropolitains ainsi que l’acquisition de 168 trains neufs.
Le secteur aéroportuaire n’est pas en reste, poursuit El Economista, précisant qu’un investissement de 38 milliards de dirhams est engagé sur la période 2025-2030 pour porter la capacité d’accueil globale des aéroports marocains de 34 millions à 80 millions de passagers annuels.
Ce plan comprend notamment l’extension des plateformes de Casablanca (nouveau terminal et nouvelle piste), Marrakech, Agadir, Tanger et Fès, parallèlement à l’ambition de la compagnie nationale Royal Air Maroc de quadrupler sa flotte pour atteindre 200 appareils à l’horizon 2037.
Citant les analyses du Fonds monétaire international (FMI), le média ibérique souligne que ces investissements d’envergure, qui représentent près de 11,9 % du PIB sur les cinq prochaines années, ont constitué un moteur déterminant pour les gains de productivité du Maroc depuis deux décennies, avec le secteur portuaire au premier plan, et devront apporter une impulsion additionnelle sensible à la croissance du PIB réel à moyen et long terme.



