Art et Culture

Jessie J offre une clôture magistrale à la 19è édition de Jazzablanca

Dpress

 La chanteuse britannique Jessie J a offert, samedi soir à Casablanca, un concert d’une intensité exceptionnelle, concluant en apothéose la 19è édition du festival Jazzablanca, au terme d’une soirée marquée également par les prestations de Jorja Smith, du duo marocain Hind Ennaira-Omary et de Madison McFerrin.

Sur la scène Casa Anfa, Jessie J a fait vibrer un public venu nombreux, enchaînant ses plus grands succès dans une ambiance électrique où chants, danse et communion avec les festivaliers se sont prolongés jusqu’au bout de la nuit.

L’artiste britannique a revisité plusieurs titres emblématiques de son répertoire, notamment « Do It Like a Dude », « Domino », « Nobody’s Perfect », « Burnin’ Up », « Wild », avant de conclure son concert avec son incontournable « Price Tag », repris en chœur par une foule conquise.

Au fil de son spectacle, Jessie J a multiplié les échanges avec le public casablancais, partageant des anecdotes sur son séjour au Maroc et adressant un message d’espoir à ses fans en revenant avec émotion sur son combat contre le cancer du sein, qu’elle a affirmé avoir surmonté sans jamais renoncer à sa passion pour la musique.

Répondant à une demande insistante des festivaliers, la chanteuse a également interprété une version acoustique de son tube « Flashlight », offrant l’un des moments les plus émouvants de cette soirée de clôture.

Plus tôt dans la soirée, la scène Casa Anfa avait accueilli la chanteuse britannique Jorja Smith, qui a séduit le public grâce à sa voix mêlant soul et R&B. Malgré sa grossesse, l’artiste a livré une prestation pleine de sensibilité, interprétant notamment « Be Honest » et « Try Me ».

Sur la Scène 21, la soirée s’est ouverte avec l’univers soul alternatif de l’artiste américaine Madison McFerrin, avant de laisser place au projet « Gnawatronic », réunissant l’artiste gnaouie marocaine Hind Ennaira et le DJ-producteur Omary, autour d’une fusion entre musique gnaouie, électro, jazz, funk et rythmes urbains, entièrement interprétée en live.

Dans une déclaration à la MAP, Hind Ennaira s’est réjouie de participer pour la deuxième fois à Jazzablanca, saluant la confiance renouvelée des organisateurs qui lui ont permis de présenter un nouveau projet artistique.

Elle a expliqué que « Gnawatronic » est né de plusieurs collaborations avec Omary avant d’évoluer vers un véritable projet musical, précisant que cette création conserve toute l’authenticité du répertoire gnaoui, enrichi par une orchestration contemporaine interprétée entièrement en direct avec plusieurs musiciens.

Pour sa part, Omary a indiqué que ce projet repose sur une fusion entre la musique gnaouie et les sonorités électroniques, tout en intégrant des influences jazz, funk et blues afin de proposer une identité musicale résolument marocaine et contemporaine.

Il a également révélé que le morceau « Baba Mimoun », qui figurera sur leur prochain album, a fait l’objet d’une réinterprétation orchestrale visant à insuffler une nouvelle dynamique au patrimoine gnaoui, tout en préservant son essence.

Au Parc de la Ligue arabe, la chanteuse Sara Moullablad a assuré la clôture de la programmation gratuite du festival avec une prestation mêlant bossa nova, jazz et influences africaines, devant un public nombreux.

Cette 19è édition de Jazzablanca, qui s’est tenue du 2 au 11 juillet, a réuni une programmation éclectique faisant dialoguer jazz, soul, pop, funk, musiques électroniques, sonorités gnaouies et musiques du monde, confirmant une nouvelle fois la place du festival parmi les rendez-vous musicaux majeurs de la scène culturelle casablancaise, marocaine et internationale.

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