Fès: Une alliance stratégique pour accompagner la transformation industrielle et renforcer l’employabilité des jeunes

Dpress
L’Université Euro-Méditerranéenne de Fès (UEMF), l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC), la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) de Fès-Meknès et l’Agence de Développement du Digital (ADD) ont signé, mardi à Fès, une convention-cadre de partenariat visant à renforcer l’employabilité des jeunes, accompagner la transformation numérique des entreprises et développer les compétences dans les métiers de l’Industrie 4.0.
S’exprimant à cette occasion, le président de l’UEMF, Mustapha Bousmina a indiqué que cette convention s’inscrit dans la dynamique nationale de promotion de l’emploi et de transformation digitale, conformément aux Hautes Orientations Royales plaçant le développement humain et la valorisation du potentiel de la jeunesse au cœur des priorités nationales.
Dans une allocution lue en son nom, il a souligné que ce partenariat permettra de rapprocher davantage l’université du monde socio-économique à travers l’accompagnement des besoins en recrutement et en compétences, le développement de formations dans les métiers du numérique, le renforcement des compétences liées à l’Industrie 4.0 ainsi que la promotion de l’entrepreneuriat.
M. Bousmina a également mis en avant le rôle de l’Usine Pilote 4.0 et du Centre technologique universitaire de l’Euromed, comme plateformes de formation, d’innovation et de transfert technologique au service des entreprises.
Pour sa part, le directeur général de l’ANAPEC, Abdellah Chouikh, a souligné que cette convention dépasse le cadre d’un simple partenariat institutionnel et traduit une ambition stratégique visant à faire de la transformation industrielle et digitale un levier de compétitivité, de développement des compétences et de création d’emplois durables.
Le DG de l’ANAPEC a relevé que l’intelligence artificielle, la robotique, l’impression 3D, la data industrielle, l’automatisation et la maintenance prédictive redessinent les métiers et les besoins en compétences, soulignant l’importance de renforcer les passerelles entre l’université, l’entreprise, la recherche, l’innovation et le service public de l’emploi.
Il a salué, par la même occasion, le projet Fès Smart Factory, une « initiative structurante » portée par l’UEMF, annonçant le lancement incessamment de l’offre «Diagnostic Flash», destinée à évaluer le niveau de maturité industrielle et digitale des entreprises, ainsi que le recours au dispositif Taehil pour accompagner leur montée en compétences.
De son côté, le président de la CGEM Fès-Meknès, Omar Tajmouti a mis en exergue l’engagement de la Confédération en faveur du renforcement de l’employabilité et de l’adéquation entre la formation et les besoins des entreprises, estimant que la transformation digitale constitue un levier majeur de compétitivité.
Il a insisté sur la nécessité de consolider les passerelles entre l’université, les entreprises et les pouvoirs publics afin de préparer les compétences de demain, soulignant que l’intelligence artificielle et les technologies émergentes offrent de nouvelles perspectives de croissance et de création d’emplois qualifiés.
En vertu de cette convention qui repose sur la complémentarité des quatre institutions signataires, l’UEMF met à contribution son expertise académique, ses plateformes technologiques et ses infrastructures de formation, tandis que l’ANAPEC mobilise ses mécanismes d’accompagnement, ses dispositifs de financement de la formation et de soutien à l’insertion professionnelle.
La CGEM assure, quant à elle, la mobilisation des entreprises autour des enjeux de la transformation digitale, alors que l’Agence de Développement du Digital apporte son expertise technique en matière de transition numérique.
Les partenaires ont affirmé que cette synergie vise à favoriser une meilleure adéquation entre les compétences, les besoins du marché de l’emploi et les exigences de la transformation industrielle et digitale.
Il a été convenu de la mise en place d’un comité de pilotage chargé d’assurer le suivi de la mise en œuvre de cette convention, qui devra ouvrir la voie à des accords spécifiques, notamment pour le déploiement de programmes de formation d’excellence dans les métiers de l’Industrie 4.0, au bénéfice des jeunes diplômés et du tissu économique de la région Fès-Meknès.



