Mawazine 2026 : Lotfi Bouchnak offre une soirée de haute facture empreinte d’émotion et d’authenticité

Dpress
Le chanteur tunisien Lotfi Bouchnak a offert, jeudi soir au Théâtre National Mohammed V de Rabat, une soirée de haute facture empreinte d’émotion et d’authenticité, dans le cadre de la 21ème édition du Festival Mawazine-Rythmes du Monde.
Devant une salle comble où s’étaient pressés des mélomanes de tous âges, le chanteur tunisien, surnommé le « Pavarotti tunisien », a de nouveau confirmé son statut d’icône incontournable de la musique arabe, ainsi que de figure emblématique de la chanson tunisienne à l’international.
Assis majestueusement sur la scène du Théâtre National Mohammed V de Rabat, son oud traditionnel entre les mains, le virtuose a instauré, dès les premières secondes, une atmosphère poétique, transformant ce grand rendez-vous en un salon musical suspendu dans le temps, propice à la contemplation spirituelle et à l’extase mélodique.
Pour ouvrir ce mémorable voyage lyrique, Lotfi Bouchnak a choisi une interprétation magistrale de la « Wasla Rast Ed-Dhil », plongeant d’emblée l’assistance dans les méandres raffinés de la musique savante arabe.
Sa voix puissante, d’une justesse remarquable, a ensuite résonné à travers le grand classique tant attendu « Habitek W Tmanitek », immédiatement repris en chœur par un public conquis, avant de poursuivre sur l’émouvant « Ana Habbit We Thabbite », sous une salve d’applaudissements nourris de l’assistance.
La communion entre la scène et la salle a atteint son paroxysme lorsque l’artiste a entonné les notes nostalgiques de « Eliin Elli Matchoufekchi », suivies de la vibrante « Hadi Ghnaya Lihom ».
Conjuguant générosité artistique, maîtrise vocale et poésie vibrante, le maître tunisien a conféré à cette soirée une dimension intemporelle. L’un des moments les plus forts de cette soirée fut le geste hautement symbolique de Lotfi Bouchnak qui a arboré avec une immense fierté le drapeau marocain sous les acclamations d’un public debout.
Pour clore ce voyage lyrique d’exception, le virtuose a enchaîné « Enta Shamsi » et « Kif Chbaht Khayalek » dans une symbiose totale avec l’assistance.
Dans une déclaration à la MAP à l’issue de ce concert, Lotfi Bouchnak a souligné sa volonté permanente de préserver l’image positive ancrée dans la mémoire de ses auditeurs, expliquant que « la pérennité artistique exige un travail acharné, de la persévérance et une régularité constante dans la création artistique ».
Évoquant sa vision de la musique, le chanteur tunisien a insisté sur l’impératif pour tout artiste d’être fier de son histoire, de ses racines et de l’authenticité de la chanson arabe.
Natif de Tunis, Lotfi Bouchnak se distingue par une voix puissante, une grande sensibilité artistique et une maîtrise exceptionnelle des maqâms arabes. Fort d’une carrière de plus de 40 ans marquée par de nombreux succès, Lotfi Bouchnak, nommé Artiste pour la paix par l’UNESCO en 2004, est reconnu pour ses œuvres engagées en faveur de la paix, de la liberté et de la tolérance.
Il s’est produit sur les plus grandes scènes internationales, du Festival de Carthage aux tournées mondiales, consolidant son statut de grande figure culturelle qui préserve et modernise le patrimoine musical arabe.
Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la 21ème édition du Festival Mawazine-Rythmes du Monde se poursuit jusqu’au 27 juin à Rabat, réunissant des artistes de renom venus des quatre coins du monde et confirmant sa vocation de plateforme internationale d’échanges culturels et de dialogue par la musique.



