Laâyoune : les innovations issues de la filière cameline au centre du workshop “Camel-DU-Val”

Dpress
Les innovations à forte valeur ajoutée issues de la filière cameline ont été au centre des débats, jeudi à Laâyoune, lors de la deuxième édition du workshop « Camel-DU-Val », organisée par l’Institut africain de recherche en agriculture durable (ASARI), relevant de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), en collaboration avec la Fondation Phosboucraâ.
Placée sous le thème « De la recherche à l’impact : des innovations à base de produits camelins prêtes pour le marché », cette rencontre a réuni chercheurs, experts, acteurs industriels, éleveurs et représentants de coopératives autour des perspectives de valorisation économique des ressources camelines.
Les participants ont notamment mis en lumière plusieurs applications innovantes développées dans le cadre du projet, comme les produits nutritionnels aux usages thérapeutiques et cosmétiques, ainsi que les opportunités offertes par la valorisation des sous-produits de la filière.
Dans sa présentation, la professeure à ASARI, Poliana Mendes de Souza, a souligné que le Maroc dispose d’un potentiel important pour le développement de la filière cameline, avec un cheptel estimé entre 230.000 et 250.000 dromadaires concentrés principalement dans les régions de Laâyoune-Sakia El Hamra, Dakhla-Oued Eddahab et Guelmim-Oued Noun.
Elle a relevé que si la production de lait de chamelle demeure encore largement traditionnelle, les avancées scientifiques et les investissements dans la transformation agroalimentaire ouvrent la voie à la création de produits à plus forte valeur ajoutée.
Dans ce sens, Mme Mendes de Souza a mis en avant les travaux menés pour surmonter certaines contraintes technologiques liées à la transformation du lait camelin, notamment à travers l’optimisation des procédés de coagulation et le développement de solutions adaptées permettant d’améliorer la production de nouveaux dérivés destinés aux marchés nationaux et internationaux.
Pour sa part, la directrice du projet, El Maaiden Ezzouhra, a souligné que les recherches menées depuis 2021 ont permis de développer quatre innovations principales, surtout dans les secteurs pharmaceutique et cosmétique.
Elle a précisé que parmi les résultats les plus prometteurs figurent des produits élaborés à partir de la graisse de la bosse du dromadaire, appelée localement « Daroua », dont l’efficacité a été scientifiquement validée et qui ont franchi avec succès les différentes étapes du contrôle qualité.
Les travaux conduits sur le lait de chamelle ont également abouti à la mise au point de produits cosmétiques destinés notamment au traitement de la chute des cheveux et des pellicules, a-t-elle ajouté.
Les différentes coopératives présentes ont salué cette initiative qui permet aux éleveurs de profiter des avancées technologiques afin d’accroître leur rendement et de mieux valoriser leur production, dans une logique de bioéconomie circulaire et durable.



