Art et Culture

SIEL: Rencontre avec la romancière Melvina Mestre autour de sa trilogie policière

Dpress

Une rencontre avec la romancière Melvina Mestre a été organisée, lundi à Rabat, autour de sa trilogie où se croisent intrigue policière et reconstitution historique, en présence de nombreux passionnés.

Tenue dans le cadre des activités du 31e Salon international de l’édition et du livre (SIEL) de Rabat, cette rencontre, suivie d’une séance de dédicaces, a été l’occasion de revenir sur la genèse de cette trilogie littéraire, qui prend pour cadre trois cités emblématiques du Royaume, à savoir Casablanca, Marrakech et Tanger.

Au fil de cette série, l’héroïne Gabrielle Kaplan, une détective privée dont l’évolution à travers les escales marocaines reflète la complexité des années 1950, s’impose comme le fil conducteur d’une œuvre singulière.

Le choix d’une figure féminine “passe-partout” permet, selon l’auteure française qui a grandi à Casablanca, d’explorer les zones d’ombre de l’histoire officielle à travers des enquêtes ancrées dans des contextes géopolitiques marqués, mêlant espionnage, tensions politiques et trajectoires individuelles.

Durant une séances de questions réponses, la romancière a relevé que son approche dépasse le cadre du polar classique pour proposer une immersion où la fiction dialogue étroitement avec le réel.

Au-delà de l’intrigue policière, la trilogie constitue également une véritable archive romanesque de la pluralité marocaine, mettant en avant la dimension cosmopolite de la cité du Détroit durant une époque de coexistence harmonieuse entre les communautés musulmane, juive et chrétienne.

Dans sa trilogie, Melvina Mestre façonne faits historiques et fiction pour faire revivre l’âme des villes marocaines des années 1950, abordant ainsi des thématiques sociologiques complexes et parfois méconnues de la société de l’époque à travers ses intrigues, et offrant aux lecteurs une immersion profonde dans la vie sociale et les secrets des villes de l’époque.

En présentant ce cycle littéraire au Salon, la romancière s’impose comme une voix singulière de la littérature francophone au Maroc, parvenant à transformer la mémoire historique en une matière romanesque palpitante.

Née en 1966 à Nice, Melvina Mestre puise dans sa passion pour l’histoire contemporaine la substance de ses récits, faisant revivre avec acuité le patrimoine immatériel et urbain du Maroc.

Organisé du 01 au 10 mai sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, le SIEL connaît cette année la participation de 891 exposants, dont 321 exposants directs et 570 exposants indirects, représentant le Maroc et 60 pays arabes, africains, européens, asiatiques et américains.

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