societe et regions

La langue arabe en Afrique : entre extension historique et défis contemporains

Dpress

Sous le slogan « Vers une stratégie nationale pour la promotion de la langue arabe », et dans le cadre d’une vision marocaine ouverte sur sa profondeur africaine, intégrant les dimensions de la coopération culturelle et linguistique Sud–Sud, le Coalition nationale pour la langue arabe organise les activités du 8ᵉ Congrès national de la langue arabe. Cet événement se tient en partenariat avec le Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication – Département de la Culture, l’Académie du Royaume du Maroc, l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO), l’Université internationale d’Afrique (Soudan), le Conseil supérieur de la langue arabe en Afrique (Tchad), ainsi que la Fondation Allal El Fassi.
Le congrès aura lieu les mercredi et jeudi 29 et 30 avril 2026, à la salle Bahnini, à Rabat.

Ce congrès s’inscrit dans un contexte national et régional marqué par une prise de conscience croissante de l’importance de la langue arabe en tant que levier de l’identité culturelle et outil de communication civilisationnelle, ainsi que comme composante essentielle dans la construction et la production du savoir. Le choix du thème « La langue arabe en Afrique : réalités et enjeux » reflète une compréhension approfondie des transformations linguistiques et culturelles que connaît le continent africain, ainsi que des défis liés au multilinguisme, aux politiques éducatives et à l’intégration culturelle. Il met également en lumière les opportunités de renforcer la présence de l’arabe en tant que langue de science, de culture et de communication transfrontalière.

Les travaux du congrès seront ouverts par une séance officielle le mercredi 29 avril 2026 à 16h30, avec la participation d’un groupe d’universitaires, de chercheurs et d’experts issus de divers pays africains et arabes. Les discussions porteront sur des questions actuelles liées à la situation de la langue arabe en Afrique, notamment son expansion, ses fonctions, les contraintes de son enseignement, ainsi que les perspectives de son développement à l’ère des transformations numériques et de la mondialisation culturelle. Le congrès vise également à explorer les moyens de construire des partenariats stratégiques pour renforcer la présence de l’arabe dans les systèmes éducatifs, médiatiques et culturels africains.

Sur le plan symbolique et de la diplomatie culturelle, la République du Tchad a été choisie comme invitée d’honneur de cette édition, en reconnaissance de ses efforts pour renforcer la place de la langue arabe dans ses institutions éducatives et administratives, ainsi que de la dynamique croissante de son usage au niveau officiel et sociétal. Ce choix reflète également la profondeur des relations historiques et fraternelles entre le Maroc et le Tchad, et confirme l’orientation du Maroc vers le renforcement de la coopération africaine dans les domaines linguistique et culturel.

Dans une logique de reconnaissance et de valorisation des compétences, le congrès poursuit sa tradition d’honorer des personnalités et institutions ayant contribué de manière significative à la promotion de la langue arabe. À cette occasion, plusieurs figures seront distinguées, notamment le Dr Al-Khalil Al-Nahwi, président du Conseil de la langue arabe en Mauritanie, désigné « Personnalité de l’année » en hommage à son parcours scientifique et littéraire. Le journaliste Ahmed Fall Eddine sera récompensé dans la catégorie « Média de l’année » pour son programme Histoires africaines, qui valorise les cultures du continent. La journaliste et écrivaine Majdouline Ben Cherif, de Radio Medi1, sera également honorée en tant que « Femme de média de l’année », en reconnaissance de ses contributions à la promotion de la langue arabe dans le paysage médiatique.

Ainsi, ce congrès ne constitue pas seulement une manifestation scientifique, mais représente une étape stratégique pour une réflexion collective sur l’avenir de la langue arabe dans l’espace africain. Il se veut un espace de dialogue et d’interaction entre les différents acteurs, contribuant à l’élaboration de politiques linguistiques intégrées, capables de répondre aux défis contemporains tout en préservant l’identité culturelle et civilisationnelle.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page