PDTI : Nouveau paradigme de gouvernance au coeur de l’action publique (Doyenne de faculté)

Dpress
La nouvelle génération de Programmes de développement territorial intégré (PDTI) s’inscrit dans une nouvelle dynamique de gouvernance plaçant le citoyen au cœur du processus décisionnel de l’action publique, a affirmé la doyenne de la Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales d’Aïn Chock, Fatim Zahra Alami.
Dans une déclaration à la MAP, Mme Alami a indiqué que cette orientation stratégique marque “un tournant décisif” dans la mise en œuvre du modèle de développement national, rompant avec les approches classiques fondées sur une conception centralisée de l’action publique, conformément aux hautes orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. “Il s’agit désormais d’une dynamique qui prend forme à partir du terrain, des besoins réels des citoyennes et des citoyens, pour construire des réponses adaptées, concrètes et mesurables”, a-t-elle expliqué.
Dans ce sens, elle a souligné que le territoire n’est plus appréhendé comme un simple cadre d’intervention, mais comme un levier structurant du développement, porteur d’une nouvelle logique d’intégration des politiques publiques et de valorisation des potentialités locales.
La doyenne a, par ailleurs, relevé que l’effort financier prévu, dépassant les 210 milliards de dirhams, reflète une volonté forte de réduire les disparités territoriales de manière structurelle et de faire de la justice spatiale un pilier fondamental de l’action publique.
Elle a également mis en avant les nouveaux mécanismes de gouvernance et d’exécution qui accompagnent ces programmes, notant qu’ils traduisent une ambition claire d’accélérer la réalisation des projets, d’améliorer l’efficacité de l’action publique et de garantir un impact tangible sur les conditions de vie des citoyens.
Pour Mme Alami, l’enjeu dépasse désormais la simple mise en œuvre de projets pour s’inscrire dans une refondation de la relation entre l’État, les territoires et les citoyens, basée sur la confiance, la lisibilité et la proximité.
Abordant le rôle de l’université, elle a insisté sur la contribution stratégique que peut apporter l’institution académique à cette dynamique, notamment à travers la mobilisation de la recherche, de l’expertise et de l’innovation au service des politiques territoriales.
Dans cette perspective, elle a indiqué que les programmes de formation en gouvernance territoriale seront appelés à évoluer afin d’intégrer ces nouvelles orientations et de préparer les compétences nécessaires à l’accompagnement de la mise en œuvre des politiques publiques, en particulier dans le cadre de la régionalisation avancée.
Mme Alami a conclu en soulignant que le Royaume se trouve “à l’aube d’une nouvelle ère”, où le développement territorial s’impose comme un levier central de croissance, d’inclusion et de dignité pour l’ensemble des territoires, sous la conduite éclairée de SM le Roi.



