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Nador : Mise en avant de l’importance de l’approche participative pour améliorer les indicateurs de la sécurité routière

Dpress

Les participants à une journée d’étude, organisée jeudi à Nador, ont affirmé que la consécration de l’approche participative et l’instauration d’une culture de responsabilité collective constituent une entrée fondamentale pour améliorer les indicateurs de la sécurité routière et réduire les accidents de la route.

Cette rencontre scientifique, organisée par le parquet général près la Cour d’appel de Nador sous le thème “La sécurité routière, un enjeu national et une responsabilité partagée”, a été l’occasion de mettre en lumière le rôle stratégique des différents intervenants, notamment les secteurs de l’éducation et de l’information, dans l’ancrage des valeurs de la citoyenneté et la sensibilisation de la société pour changer les comportements téméraires sur la route.

Dans une allocution à cette occasion, le premier président de la Cour d’appel de Nador, Abdelmajid Moncef, a souligné que la sécurité routière est devenue une question nationale à forte dimension stratégique qui nécessite la conjugaison des efforts de tous, notant que la création de l’Agence nationale de la sécurité routière traduit une volonté forte de passer à des approches scientifiques modernes basées sur la surveillance, l’analyse et le développement de l’arsenal juridique.

Moncef a ajouté que l’approche judiciaire dans ce domaine vise à réaliser un équilibre précis entre la protection des droits et des libertés et la rigueur dans l’application de la loi pour dissuader les comportements irresponsables, considérant que l’enracinement de la “culture de la prévention avant la punition” demeure la méthodologie la plus efficace pour protéger le capital humain du fléau quotidien des accidents de la route.

De son côté, le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Nador, Abdelghani Tibate, a indiqué que la question de la sécurité routière est une responsabilité collective qui nécessite la conjugaison des efforts de tous les intervenants, rappelant que la stratégie nationale de sécurité routière (2017-2026) a fixé des objectifs ambitieux pour réduire de 50% le nombre de morts d’ici à la fin de l’année.

Tibate a poursuivi que l’approche répressive seule, malgré son importance, n’est pas suffisante pour faire face au fléau des accidents de la route, à moins qu’elle ne soit accompagnée de mesures parallèles pour ancrer les valeurs de la citoyenneté et la prise de conscience collective de la nécessité de respecter les dispositions de la loi, à travers la sensibilisation et l’intégration des principes du code de la route dans le système éducatif.

Par ailleurs, le vice-procureur du Roi près le tribunal de première instance de Driouch, Akram Hassani, a exposé le rôle du parquet général dans le renforcement de la sécurité routière à travers le mécanisme de rétention du permis de conduire, le décrivant comme un outil juridique central pour passer à une “justice préventive” ayant un effet immédiat, qui équilibre la protection de la sécurité publique et le respect des libertés individuelles.

Au niveau des infrastructures, le directeur provincial de l’Equipement, du Transport et de la Logistique de Nador, Adil Tijrini, a déclaré à la MAP que l’entretien du réseau routier et l’amélioration de la signalisation représentent un pilier fondamental de la stratégie nationale, faisant remarquer que la direction adopte une approche technique visant la mise à niveau des infrastructures pour offrir un maximum de sécurité et réduire les causes techniques des accidents.

Les intervenants lors de cette rencontre, qui a réuni des responsables judiciaires, sécuritaires et des acteurs institutionnels, ont conclu que la sécurité routière est une “responsabilité et un devoir” qui dépasse la dimension purement juridique pour toucher à la conscience et à la morale, appelant à considérer le droit à la vie comme le plus sacré des droits de l’homme, sur la base des valeurs humaines qui valorisent la préservation de la vie.

L’organisation de cette journée d’étude s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre par le parquet général d’initiatives concrètes visant à élaborer des solutions durables qui dépassent la gestion immédiate, afin de contribuer efficacement aux efforts nationaux visant à enrayer le fléau des accidents de la route et à protéger la vie et les biens des citoyens.

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