Rabat : journées nationales sur les sciences comportementales dans les politiques publiques

Dpress
Les Journées nationales sur les sciences comportementales dans les politiques publiques se sont ouvertes, mardi à Rabat, à l’initiative de la Coordination nationale de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) avec l’appui de la Banque mondiale.
Cet évènement de deux jours s’inscrit dans le cadre de la stratégie de communication pour le changement social et comportemental (SBCC), visant à promouvoir l’adoption de comportements et de pratiques favorables à une santé et à une nutrition optimales pendant les 1000 premiers jours de la vie de l’enfant.
Dans une allocution, le Wali-Coordinateur national de l’INDH, Mohamed Dardouri, a indiqué que cette rencontre constitue l’occasion de réfléchir aux moyens d’intégrer davantage les approches fondées sur la science comportementale dans la conception et la mise en œuvre des politiques publiques.
A cette occasion, M. Dardouri a passé en revue les réalisations accomplies dans le cadre de l’INDH en matière des sciences comportementales, notamment la SBCC, développée en partenariat avec le ministère de la Santé et de la Protection sociale avec l’accompagnement et l’appui technique de la Banque mondial, ce qui a donné lieu à plusieurs campagnes nationales d’envergure.
L’enjeu aujourd’hui, a ajouté M. Dardouri, est de consolider et de pérenniser les différentes réalisations, en élargissant l’application des sciences comportementales à d’autres dimensions.
De son côté, la déléguée principale des opérations pour la région Maghreb & Malte de la Banque mondiale, Mouna Hamden, a souligné l’importance des sciences comportementales dans l’élaboration des politiques publiques, rappelant que le Maroc compte parmi les pays précurseurs qui s’intéressent à cette thématique.
Pour elle, la science comportementale permet de concevoir des politiques plus efficaces et ancrées dans la réalité des citoyens et leurs décisions au quotidien.
Elle a passé en revue des expériences menées dans différents pays mettant en évidence l’impact de simples ajustements comportementaux sur la conformité fiscale, l’employabilité des jeunes, la participation des femmes au marché du travail ou encore l’évolution des normes sociales.
Dans un exposé présenté à cette occasion, la spécialiste principale en santé à la Banque mondiale, Ilhame Ouansafi, s’est attardée sur le contexte et la conception de la Stratégie de communication pour le changement social et comportemental.
La nutrition n’est pas uniquement une question de santé, mais un investissement stratégique dans le capital humain, d’où la mise en place du partenariat entre l’INDH, le ministère de la Santé et de la Protection sociale et la Banque mondiale, a-t-elle poursuivi.
S’exprimant au sujet de l’expérimentation et des résultats de déploiement de la SBCC, la cheffe de département études et prospective au sein de la coordination nationale de l’INDH, Laima El Ammari, a mis en lumière le processus de suivi de l’INDH en concertation avec les partenaires.
Ce processus se décline en série d’étapes qui vont de la recherche formative et du développement de la Stratégie de Communication pour le Changement social et comportemental jusqu’à la mise en œuvre et suivi simultané de la stratégie, a-t-elle relevé.
Cet évènement vise à favoriser un échange d’expériences sur l’intégration des sciences comportementales dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques au Maroc et à approfondir la compréhension de l’approche des sciences comportementales.
Au menu de ces deux journées figurent notamment une présentation sur les sciences comportementales en développement humain ainsi que des travaux de groupe thématiques portant, entre autres, sur la santé en nutrition et l’éducation.



