Colloque scientifique organisé par le Forum de la diplomatie parallèle, en partenariat avec la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d’Aïn Chock : La diplomatie parallèle et l’amélioration des acquis

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Dans un contexte marqué par l’intérêt croissant porté aux questions de la diplomatie douce et aux rôles de plus en plus importants qu’elle assume dans les relations internationales contemporaines, le Forum de la diplomatie parallèle a organisé un colloque scientifique intitulé « La diplomatie parallèle et l’amélioration des acquis », en partenariat avec la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d’Aïn Chock à Casablanca. Ce colloque a constitué un espace académique et interactif de haut niveau, réunissant une élite de chercheurs, d’universitaires, de praticiens ainsi que d’acteurs institutionnels et de la société civile, dans le but d’approfondir la réflexion scientifique sur les contributions de la diplomatie parallèle au soutien de la diplomatie officielle et au renforcement des acquis nationaux dans un contexte international caractérisé par la complexité et des mutations constantes.
Les travaux du colloque se sont appuyés sur la nécessité de fonder conceptuellement la notion de diplomatie parallèle, en tant que mode complémentaire de la diplomatie officielle, porté par des acteurs non gouvernementaux et aux profils divers, tels que les universitaires et les institutions académiques, les organisations de la société civile, les acteurs économiques, les collectivités territoriales, les médias, ainsi que les communautés marocaines résidant à l’étranger. Les interventions ont mis en évidence que cette forme de diplomatie ne relève plus d’une pratique marginale ou conjoncturelle, mais constitue désormais un levier fondamental dans la construction de l’image internationale des États et dans la défense de leurs intérêts stratégiques, en s’appuyant sur des mécanismes de soft power fondés sur la persuasion, le plaidoyer rationnel, la construction de réseaux d’influence et la valorisation du capital symbolique et cognitif.
Le colloque a également mis en lumière les profondes transformations que connaît le système international, où l’État n’est plus l’unique ni l’acteur exclusif dans la gestion des relations extérieures. De nouveaux acteurs ont émergé, disposant d’une capacité croissante à influencer l’opinion publique internationale et à contribuer à l’orientation des débats et à la prise de décision. Dans ce cadre, il a été souligné que la diplomatie parallèle est devenue une nécessité stratégique, notamment face à l’intensification des conflits symboliques et à la concurrence entre les États en matière d’influence culturelle, économique et normative, ce qui impose l’adoption d’approches nouvelles, plus ouvertes et plus flexibles, dans la défense des causes nationales.
Les intervenants ont unanimement souligné que l’efficacité de la diplomatie parallèle demeure tributaire de son harmonie et de sa complémentarité avec les grandes orientations de la diplomatie officielle, ainsi que de sa capacité à intégrer les contextes internationaux changeants et à adopter un discours rationnel et rigoureux, fondé sur la légitimité juridique et historique, et appuyé par des données scientifiques et des recherches fiables. Dans cette perspective, une attention particulière a été accordée à la problématique de l’amélioration des acquis nationaux, qu’ils soient politiques, économiques, développementaux ou culturels. Il a été mis en évidence le rôle central que peut jouer la diplomatie parallèle dans le renforcement du plaidoyer en faveur des causes nationales justes au sein des forums académiques et des instances internationales de défense des droits, dans le soutien à l’attractivité économique et à l’investissement à travers la diplomatie économique et culturelle, dans la valorisation des expériences nationales réussies et leur projection à l’échelle internationale, ainsi que dans la mobilisation des communautés marocaines à l’étranger en tant que pont stratégique d’influence positive et de défense des intérêts nationaux.
Les débats ont également montré que l’amélioration des acquis ne se limite pas à leur simple défense ou préservation, mais requiert une vision proactive visant leur développement et leur consolidation, à travers l’investissement dans le savoir, la formation continue, la recherche scientifique et la construction de partenariats durables capables d’accompagner les mutations internationales. Dans ce cadre, l’université a occupé une place centrale dans les discussions, les participants soulignant que les institutions universitaires, à travers la recherche scientifique et la diplomatie académique, constituent un levier essentiel de la diplomatie parallèle, en raison de leur capacité à produire un savoir rigoureux et à former des compétences aptes à mener un plaidoyer scientifique méthodique et à contribuer à l’élaboration de politiques publiques soutenant les intérêts nationaux.
Les participants ont salué le rôle joué par la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d’Aïn Chock dans l’accueil de telles initiatives scientifiques, reflétant l’ouverture de l’université aux enjeux sociétaux et aux défis de la politique internationale, et consacrant son rôle en tant qu’acteur central dans l’articulation entre le savoir académique et l’action diplomatique parallèle. En conclusion des travaux du colloque, il a été affirmé que la diplomatie parallèle n’est plus une option secondaire ou un simple complément conjoncturel, mais qu’elle est devenue une composante structurelle du système des relations internationales contemporaines. Cela appelle à un renforcement de la coordination institutionnelle entre les acteurs officiels et non officiels, à un investissement accru dans la formation et le développement des capacités, au soutien de la recherche scientifique et des études stratégiques liées aux relations internationales, ainsi qu’à la mise en place de mécanismes scientifiques permettant d’évaluer l’impact de la diplomatie parallèle sur l’amélioration des acquis nationaux.



