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Casablanca : Projection du long-métrage “Les Évadés de Tindouf”, réalisé par Abdelhak Najib

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Le long-métrage « Les Évadés de Tindouf », réalisé par Abdelhak Najib, a été projeté en avant-première, lundi soir à Casablanca, devant un parterre de personnalités publiques, d’artistes et de professionnels des médias, avant sa sortie nationale en salles, prévue le 4 novembre courant.

Cette projection s’est déroulée en présence notamment du ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Inclusion économique, Ryad Mezzour, du gouverneur de la préfecture d’arrondissements de Casablanca-Anfa, Abdelkhaleq Merzouki, du gouverneur chargé des Affaires générales à la préfecture de Casablanca, Omar Filal, et de la présidente du Conseil communal de Casablanca, Nabila Rmili.

Projeté à l’occasion de la commémoration des anniversaires de la Fête de l’Unité et de la Glorieuse Marche Verte, « Les Évadés de Tindouf » raconte le parcours de Marocains qui, après de longues années de captivité dans les camps de Tindouf, ont tout risqué pour retrouver leur liberté et regagner leur pays.

Inspiré de témoignages recueillis par Abdelhak Najib et adapté de son livre « Une ombre sur le sable », le long-métrage retrace leur évasion et leur traversée du désert. Faim, soif, épuisement et conditions extrêmes jalonnent ce parcours, guidé par un même espoir : retrouver le Maroc. Une histoire de courage et de résistance, qui donne à voir le prix de la liberté et la force du lien à la terre natale.

D’une durée de 1h30, le film s’articule autour de trois périodes : 1974, année de la capture des protagonistes, 2000, année de leur évasion, et l’époque actuelle. Cette dernière partie suit le fils de l’un des évadés, qui entreprend de reconstituer l’histoire de son père.

S’exprimant à cette occasion, M. Mezzour a souligné l’importance de cette œuvre cinématographique dans la préservation de la mémoire nationale, relevant que le cinéma constitue un moyen privilégié pour transmettre aux générations montantes les valeurs de patriotisme, de sacrifice et d’attachement à la patrie.

Il a estimé que de telles productions contribuent à faire connaître des pans de l’histoire nationale et à renforcer la conscience collective autour des valeurs d’unité et d’appartenance.

Pour sa part, le réalisateur, scénariste et coproducteur du film, Abdelhak Najib, a expliqué que ce projet est né de témoignages recueillis il y a une vingtaine d’années auprès de Marocains ayant vécu de longues années de captivité dans les camps de Tindouf.

Il a indiqué que ces parcours, marqués par la souffrance et le courage, méritaient d’être portés à l’écran afin de rendre hommage à ces hommes et de faire découvrir au public une page méconnue de leur histoire.

De son côté, la productrice du film, Imane Kandili, a mis en exergue la portée nationale de cette production, qui retrace des destins singuliers et met en lumière la force de la volonté de ces Marocains de retrouver leur liberté et de regagner leur pays.

Elle a souligné que le choix de porter cette histoire au cinéma répond à la volonté de sensibiliser le grand public, notamment les jeunes générations, aux épreuves endurées par ces hommes et aux sacrifices consentis pour retrouver leur terre natale.

La soirée a également été marquée par un hommage rendu à feu Mohamed Choubi, acteur ayant participé au film et considéré comme l’une des figures marquantes du paysage artistique national. Cet hommage a été l’occasion de saluer son parcours et ses contributions au théâtre, à la télévision et au cinéma marocains.

La distribution du film réunit notamment Driss Roukhe, Kamal Haïmoud, Dean Moutaki, Imane Kandili, Alia Bencheikh, Mohamed Simoka et Yassine Abdelkader.

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