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La fin de la mission de la MINURSO marque une nouvelle étape pour le Maroc sous le signe de la consécration de la souveraineté nationale et de la préservation des acquis, dans le cadre du respect total de la légalité internationale, a souligné, lundi à Rabat, le Président de la Chambre des Représentants, Ahmed Touizi.
S’exprimant lors d’une séance commune des deux Chambres du Parlement consacrée aux derniers développements de la cause nationale, M. Touizi a indiqué qu’après l’adoption de la résolution 2797 en 2025 ayant confirmé la place centrale du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine, le non-renouvellement du mandat de la mission de la MINURSO constitue un tournant très significatif dans le traitement international du différend régional sur le Sahara marocain.
Dans ce sens, il a affirmé que le communiqué du Cabinet Royal a traduit la profondeur de cette mutation, qualifiant cette étape de « pas significatif vers la clôture définitive du dossier du Sahara marocain aux Nations Unies », passant « d’une simple logique de gestion à une approche de transformation profonde des paramètres ».
Le président de la Chambre des représentants a aussi précisé que le non-renouvellement du mandat de la MINURSO est bien plus qu’une simple mesure liée à une mission de l’ONU mais elle marque plutôt la fin d’une étape qui a duré 35 ans, ce qui exige de tirer les conséquences découlant de ce changement, au premier rang desquelles la fin de la présence de la mission dans les provinces du Sud du Royaume, le départ de ses membres, le retrait de ses véhicules, de ses équipements et de tous les symboles de sa présence sur le terrain, conformément à la teneur du communiqué du Cabinet Royal.
Il s’agit d’un moment historique qui tourne une page ayant duré 35 ans, ouvrant devant le Royaume de nouvelles perspectives, qui ne se mesurent pas seulement aux acquis diplomatiques réalisés, mais aussi aux responsabilités qu’elles imposent pour la consolidation de ces acquis, la poursuite du développement, et le renforcement de la présence et de la place du Maroc sur la scène internationale, a-t-il noté.
M. Touizi a, en outre, relevé que ce qui a été accompli aujourd’hui n’est pas le fruit d’une circonstance passagère, mais constitue le résultat d’une vision Royale de long terme et d’une diplomatie constante et claire, qui a su transformer la justesse de la position marocaine en un capital croissant de soutien international et faire de l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine une base réaliste et crédible pour le règlement de ce différend régional.
À cet égard, il a relevé que cette séance commune des deux chambres du Parlement, réunissant les députés et conseillers de la nation, toute appartenance politique confondue, incarne la plus haute expression de l’unité nationale et réaffirme que la question du Sahara marocain demeure au-dessus de toute considération. De même, elle constitue le socle d’un consensus national inébranlable, unissant l’ensemble des Marocains derrière Sa Majesté le Roi Mohammed VI, dans la défense d’une cause existentielle, qui dépasse largement une simple question des frontières.
Et d’ajouter que si la Fête de l’Unité représente une occasion de célébrer avec fierté les acquis du Royaume, elle revêt cette année une portée historique accrue, à la lumière des développements survenus au sein du Conseil de sécurité le 30 octobre 2026, lesquels marque un tournant décisif dans le processus de la cause nationale.
Toutefois, a déploré M. Touizi, « il est regrettable de constater la situation de nos frères et sœurs retenus à Tindouf, utilisés comme instrument de pression et de chantage. Leur condition constitue un cas unique de souffrance, tant dans l’histoire qu’à l’échelle mondiale: ils sont privés de leurs droits fondamentaux -liberté de choix, de circulation, de déplacement et droit à l’identité- sans parler de la répression qu’ils subissent et de la confiscation de leur droit naturel à l’expression et à l’opinion », réaffirmant qu' »une telle réalité relance, avec urgence et sans délai, la question de la responsabilité de la communauté internationale quant à la nécessité de mettre fin à cette souffrance humaine ».
Aussi, il a relevé que « l’intégrité territoriale du Royaume ne saurait faire l’objet de marchandages, ni de concessions, et ne peut être otage des aléas des circonstances ou des positions changeantes. Elle constitue, au contraire, une réalité historique, une volonté nationale et un destin partagé par une nation qui refuse, par principe, de faire des concessions quant à sa souveraineté ».
Par la même occasion, il a réaffirmé l’engagement constant des deux chambres du Parlement marocain aux côtés de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, pour poursuivre la mobilisation nationale et assumer pleinement leurs responsabilités constitutionnelles, en matière de législation, de contrôle et de diplomatie parlementaire, afin de défendre les intérêts supérieurs de la Nation et d’accompagner le processus de développement dans les provinces du Sud.
En somme, cette nouvelle étape « exige de nous tous d’être à la hauteur des mutations que connaît notre cause nationale, et de traduire le consensus national en une action institutionnelle soutenue, une action qui consolide les acquis, accompagne les développements à venir, et fait du développement des provinces du Sud, ainsi que du renforcement de leur rayonnement économique, social et culturel, une manifestation concrète de la souveraineté nationale », a-t-il conclu.
