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Rabat: signature d’un accord de coopération pour la création d’un Centre de recherche Chine-Afrique au sein de l’ENA

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L’école nationale de l’Administration (ENA) et l’Institut Chine-Afrique ont signé, mercredi à Rabat, un accord de coopération pour la création conjointe d’un Centre de recherche Chine-Afrique, inauguré en présence d’éminentes personnalités marocaines et chinoises.

Signé par la directrice de l’ENA, Nada Biaz, et le président de l’Institut Chine-Afrique, Ye Hailin, l’accord de coopération vise à mettre en place un Centre de recherche sino-africain basé à l’ENA, en vue de promouvoir la recherche scientifique et le partage d’expériences en matière de gouvernance à travers des recherches fondamentales et appliquées sur des sujets d’intérêt commun dans le cadre de projets conjoints.

Ainsi, la convention prévoit notamment l’organisation de cycles de formation exécutives, en Chine et au Maroc au profit de délégations de fonctionnaires de l’État, de responsables et de cadres dans les champs de formation inscrits dans les priorités du Centre.

S’exprimant à cette occasion, Mme Biaz a indiqué que la signature de cet accord consacre une volonté commune de bâtir un partenariat durable, fondé sur la confiance mutuelle, la complémentarité des expertises et le partage des connaissances.

L’ENA érige la coopération internationale en un levier stratégique pour renouveler ses approches de formation, développer la recherche et accompagner les transformations de l’administration publique, a-t-elle précisé, notant que l’École vise à valoriser l’expertise marocaine en matière de gouvernance et à favoriser l’émergence de réponses innovantes aux défis contemporains de l’action publique.

Dans ce sens, elle a souligné que l’accord permettra de renforcer le management public et les modes de gouvernance, en favorisant l’innovation administrative et la performance institutionnelle, ajoutant que le rapprochement des deux institutions marocaine et chinoise contribuera à ouvrir de nouvelles perspectives pour la recherche, la gouvernance et la modernisation des administrations publiques.

« L’inauguration du Centre de recherche Chine-Afrique au Maroc offre un ancrage institutionnel à nos travaux conjoints et un cadre propice aux échanges entre chercheurs, formateurs et responsables publics », a-t-elle estimé, formulant le vœu que cette initiative devienne une référence de coopération scientifique et institutionnelle entre la Chine, le Maroc et le continent africain, au service d’une action publique plus innovante, plus inclusive et plus proche des citoyens.

Pour sa part, l’Ambassadrice de Chine au Maroc, Yu Jinsong, a relevé que la création d’un Centre de recherche sino-africain au sein de l’ENA témoigne de l’enrichissement continu du partenariat stratégique entre le Maroc et la Chine et de l’élargissement constant de leur coopération.

Avancée concrète dans la mise en œuvre des acquis du Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine, ce Centre apporte une nouvelle dimension au partenariat stratégique bilatéral, a-t-elle dit, tout en se félicitant des perspectives prometteuses de la coopération entre les deux pays.

En tant que premier centre de recherche sino-africain en Afrique du Nord, le Centre devrait jouer un rôle de passerelle, renforcer les échanges avec d’autres institutions de recherche africaines, servir de plateforme de coordination et promouvoir les travaux de recherche conjoints et le partage des résultats, a précisé l’Ambassadrice.

Par ailleurs, elle a rappelé que cette année marque le dixième anniversaire de l’établissement du partenariat stratégique entre la Chine et le Maroc, assurant qu’au cours de ces dix années, les échanges de haut niveau entre les deux pays se sont intensifiés, la coopération pragmatique a produit des résultats substantiels et les échanges humains et culturels ont donné lieu à de nombreuses initiatives remarquables.

Pour sa part, le Secrétaire général adjoint de l’Académie chinoise des sciences sociales et responsable du Centre chinois pour les échanges économiques internationaux, Ma Yuan, a indiqué que le Centre est susceptible d’offrir un espace de réflexion, d’expérimentation et de production scientifique, capable de valoriser les expériences des deux pays et de les traduire en propositions opérationnelles.

Il a aussi indiqué que cette structure contribuera à la promotion des échanges culturels et de la communication internationale, en se focalisant sur les questions d’intérêt commun, notamment la modernisation, la gouvernance de l’État et le développement socio-économique.

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