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Le Salon International des Dattes au Maroc (SIDATTES), organisé chaque année à Erfoud, dans la province d’Errachidia, s’impose comme un rendez-vous de référence pour la promotion et la valorisation de la filière phoenicicole nationale. Il constitue, à cet égard, une plateforme privilégiée permettant aux différents acteurs de la filière de mettre en valeur leurs produits, de renforcer les synergies professionnelles et de consolider leur présence sur les marchés national et international.
Placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Salon dont l’édition 2026 est organisée du 28 octobre au 1er novembre à Erfoud, offre une plateforme visant à accompagner la dynamique de modernisation et de développement de la filière du palmier dattier et à contribuer à la valorisation durable et intégrée des territoires oasiens.
Au fil de ses éditions, cette manifestation s’est imposée comme un espace de convergence entre producteurs, coopératives, opérateurs économiques, institutions publiques, professionnels et investisseurs, favorisant les échanges d’expertise, le partage des expériences et l’exploration de nouvelles perspectives de développement pour une filière au cœur de l’économie oasienne.
En effet, la filière phoenicicole s’étend sur près de 70.000 hectares, représentant environ 1 % de la Superficie Agricole Utile (SAU) nationale. Sa répartition géographique demeure fortement concentrée dans la région de Drâa-Tafilalet, qui regroupe à elle seule près de 80 % des superficies consacrées à cette culture au niveau national.
Conscient du rôle stratégique de la filière phoenicicole, le Département de l’Agriculture en a fait l’un des axes prioritaires de la stratégie « Génération Green », témoignant ainsi de son engagement en faveur de son développement et de sa valorisation durable.
Dans ce sens, le contrat-programme entre l’Etat et la Fédération Interprofessionnelle Marocaine des Dattes, fixe une panoplie d’objectifs à l’horizon 2030 à savoir entre autres la plantation de 5 millions de palmiers dattiers, dont 3 millions au sein des oasis traditionnelles, l’extension des superficies plantées hors oasis traditionnelles pour atteindre 21.000 hectares, contre 14.000 hectares en 2020 et l’amélioration de la production nationale pour atteindre 300.000 tonnes.
Il s’agit également du relèvement du taux de stockage à 50 %, contre seulement 8 % en 2020, l’accroissement du taux de valorisation à 10 %, contre 0,3 % en 2020 et le développement des exportations pour atteindre 70.000 tonnes, contre 3.600 tonnes en 2020.
Il convient également de noter que le développement de la filière palmier dattier repose sur la modernisation des méthodes de commercialisation et l’organisation des circuits de distribution. A cet égard, les coopératives jouent un rôle central dans cette dynamique, en regroupant les producteurs, en assurant un conditionnement adapté et en facilitant l’accès aux marchés nationaux et internationaux.
Dans ce sens, le directeur régional de l’Agriculture de Drâa-Tafilalet, Jamal Mimouni a souligné l’importance des mesures prises pour l’accompagnement des coopératives à travers l’encadrement technique et la formation dans les domaines de la production, de la commercialisation et de la gestion.
Dans une déclaration à la MAP, le responsable régional a mis l’accent sur le programme d’intensification et de réhabilitation des oasis traditionnelles, qui prévoit notamment l’acquisition et la distribution de 2,6 millions de vitroplants de palmier dattier, le développement de systèmes d’irrigation économes en eau, ainsi que la réhabilitation des khettaras et des canaux d’irrigation traditionnels.
M. Mimouni a, de même, évoqué les mesures portant sur le soutien aux unités de valorisation, de conditionnement et de stockage des dattes, en vue d’améliorer la qualité des produits et d’accroître leur valeur ajoutée, mettant en avant les efforts de valorisation des produits du terroir et des dérivés des dattes, ainsi que le soutien à la participation aux salons et aux manifestations économiques, afin d’élargir les débouchés commerciaux.
Ces programmes et actions, a-t-il noté, visent à améliorer les revenus des producteurs, à générer des opportunités d’emploi et à renforcer la résilience de l’écosystème oasien face aux défis climatiques et économiques.
Pour rappel, la filière phoenicicole génère un chiffre d’affaires annuel pouvant atteindre 2 milliards de dirhams et près de 3,6 millions de journées de travail. Elle assure directement ou indirectement les moyens de subsistance de près de 2 millions de personnes et contribue à la préservation d’un savoir-faire ancestral et un patrimoine culturel reconnu à l’échelle internationale.
