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Une trentaine de projets au profit des femmes en milieu rural ont été approuvés entre 2022 et 2026 par le Comité provincial du développement humain de Taza, pour un investissement global de près de 2,8 millions de dirhams (MDH), dont 2,3 MDH financés par l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), au bénéfice de 45 femmes.
Ces projets, qui couvrent notamment l’artisanat, l’agriculture et le tourisme, visent à renforcer l’autonomisation économique des femmes rurales, à développer leurs activités productives et à améliorer leurs revenus, contribuant ainsi à leur insertion dans le tissu économique local et à l’amélioration des conditions de vie de leurs familles.
Ces données ont été présentées mardi à Tahla, lors d’une rencontre de communication consacrée au rôle des coopératives féminines dans l’autonomisation économique des femmes rurales, organisée à l’occasion de la Journée mondiale de la femme rurale, célébrée le 15 octobre de chaque année.
Dans une déclaration à la MAP, Hassan El Karouani, chef du service du revenu et de l’insertion économique des jeunes à la Division de l’action sociale de la province de Taza, a souligné que l’INDH accorde une attention particulière au soutien des coopératives féminines, considérées comme un levier de promotion de l’inclusion économique et sociale des femmes et de renforcement de leur contribution au développement local.
Organisée au Centre de formation et de qualification des femmes en situation de vulnérabilité, cette rencontre a été initiée par la Direction régionale de l’Office du développement de la coopération (ODCO), en coordination avec la province de Taza et la Direction provinciale de l’Entraide nationale. Elle s’est tenue sous le thème « Les coopératives féminines, un pari stratégique pour l’autonomisation économique et la promotion de la femme rurale ».
Pour sa part, Omar Mounaim, de la direction régionale de l’ODCO, a mis en avant le rôle des coopératives féminines dans la valorisation des ressources locales, la structuration des activités productives et la création d’opportunités d’emploi.
Leur champ d’intervention couvre plusieurs secteurs, notamment l’artisanat, l’agriculture, les industries alimentaires, la production de plantes médicinales et aromatiques, les services et le tourisme, offrant ainsi des perspectives de diversification des activités économiques et de dynamisation du développement territorial.
M. Mounaim a également souligné la nécessité de renforcer l’accompagnement de ces structures, en consolidant leurs capacités de gestion, de production et de commercialisation, en facilitant leur accès au financement et aux marchés et en développant les programmes de formation et d’encadrement. Ces mesures permettraient, selon lui, de surmonter les contraintes auxquelles elles sont confrontées, d’améliorer la compétitivité de leurs produits et d’assurer la pérennité de leurs activités.
Selon les données de l’ODCO, la région Fès-Meknès compte 789 coopératives féminines sur un total d’environ 6.855 coopératives. La préfecture de Meknès arrive en tête avec 149 structures, suivie de la province de Taza (120), de Boulemane (118), de Fès (99), de Sefrou (91) et d’Ifrane (80). Les provinces d’El Hajeb et de Taounate comptent chacune 52 coopératives féminines, tandis que Moulay Yacoub en recense 28.
A l’échelle nationale, le Maroc comptait, à fin 2025, 8.027 coopératives féminines regroupant 73.733 adhérentes, soit près de 12 % de l’ensemble des coopératives du Royaume.
La rencontre a également permis de souligner l’importance de renforcer la coordination entre les institutions publiques et les acteurs locaux, d’élargir l’accès des coopératives à la formation et à l’accompagnement technique, et de développer les mécanismes de promotion et de commercialisation des produits du terroir.
La Journée mondiale de la femme rurale constitue une occasion de mettre en lumière la contribution des femmes au développement économique et social, tout en soulignant les défis liés à l’accès à l’emploi, au financement et aux marchés. Leur autonomisation économique représente ainsi un levier pour la promotion de l’économie sociale et solidaire et la réalisation d’un développement territorial durable.
