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’’Don et transplantation d’organes : enjeux, défis et perspectives’’ est le thème central d’une conférence organisée, mardi soir à la Faculté de médecine d’Oujda à l’occasion de la Journée mondiale du don d’organes et de la greffe.
Cette rencontre scientifique a permis de jeter la lumière sur le don et la transplantation d’organes tout en mettant l’accent sur l’importance de cet acte de solidarité humaine.
Dans leurs interventions, les conférenciers ont souligné que cet acte de générosité et d’engagement citoyen peut sauver des patients ou transformer durablement leur quotidien, précisant que la greffe d’organes représente le traitement le plus efficace pour de nombreuses maladies, comme c’est le cas par exemple pour les patients atteints d’insuffisance rénale chronique à un stade avancé.
Ils ont insisté sur le fait qu’il n’existe aucune contre indication religieuse sur le sujet, précisant que le don, une procédure médicale qui consiste à transplanter un organe ou un tissu d’un donneur à un patient dont la vie est en danger ou dont la qualité de vie peut être améliorée, est légal au Maroc et il est réglementé par la loi.
Parlant de la réalité et des perspectives du don d’organes et de tissus au Maroc, les intervenants ont mis en exergue les avancées obtenues dans ce domaine, ainsi que les moyens et infrastructures modernes et les compétences humaines dont jouit le Royaume.
Cette conférence a été organisée par la Fédération de développement des associations des insuffisants rénaux de l’Oriental, l’Association de soutien des insuffisants rénaux à Oujda, la Faculté de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire d’Oujda, le Service de néphrologie au CHU d’Oujda, et d’autres partenaires.
Dans une déclaration à la MAP, Intissar Haddiya , médecin néphrologue et professeure à la Faculté de médecine d’Oujda, a indiqué que cette rencontre scientifique, qui a réuni une pléiade de professeurs en médecine et de professionnels de la santé et des représentants des domaines religieux et juridique, a traité d’un thème d’une grande importance du point de vue religieux, juridique et scientifique.
Au niveau national, a-t-elle affirmé, des avancées significatives ont été réalisées dans le domaine du don et de la transplantation d’organes, estimant cependant qu’il reste encore du travail à accomplir, surtout en termes de sensibilisation.
De son côté, Youssef Allali, professeur chercheur en droit privé à la Faculté des sciences juridiques et politiques de Taza, a relevé que le Maroc a franchi d’importantes étapes dans le domaine du don d’organes, rappelant dans ce sens que le don, le prélèvement et la transplantation d’organes sont régis par la Loi n° 16-98 promulguée en 1999.
La législation marocaine a donc instauré un ensemble de règles et principes juridiques, éthiques et scientifiques, a-t-il dit, considérant que cette conférence a constitué également une occasion pour évoquer les intersections entre la nécessité médicale et les limites juridiques concernant le don d’organes, ainsi que les problèmes qui se posent sur le terrain.
Pour sa part, le président du conseil local des oulémas d’Oujda, Mohamed El Moslih, a mis l’accent sur la nécessité de multiplier les efforts de sensibilisation à l’importance du don d’organes et de tissus, qui est un acte de vie, louant, par l’occasion, l’organisation de cette conférence qui s’inscrit dans cette logique.
Il a ajouté dans ce contexte que le Conseil local des oulémas encourage et participe aux efforts de sensibilisation et d’incitation des citoyens à s’engager dans ce noble geste humanitaire, mettant en avant sa portée solidaire et son potentiel à offrir une nouvelle chance de vie aux patients en attente d’une greffe.
