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Lutte contre la corruption : M. Benalilou met en avant les acquis institutionnels et législatifs du Maroc

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Le Maroc a accumulé, au cours des dernières années, d’importants acquis institutionnels et législatifs dans les domaines de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption, a souligné, vendredi à Rabat, le président de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC), Mohamed Benalilou.

Présentant les principales conclusions du rapport de l’Instance au titre de l’année 2025, M. Benalilou a toutefois relevé que ces acquis font face aux défis liés au rythme de mise en œuvre, à l’impact réel des réformes sur la vie des citoyens et des entreprises, ainsi qu’à la qualité des services publics.

L’écart entre la réforme, telle qu’elle est prévue par les textes, et la réforme, telle qu’elle est vécue par le citoyen, est l’un des défis majeurs mis en évidence par ce rapport, a-t-il relevé, notant que ce déphasage nécessite de lier les interventions à des résultats tangibles.

Le citoyen, a poursuivi M. Benalilou, attend de constater concrètement les effets de la réforme notamment dans les démarches qu’il accomplit, que ce soit dans le secteur public ou privé.

A cet égard, l’Instance relève, dans son rapport annuel, que la lutte contre la corruption demeure confrontée à un défi fondamental lié au degré de convergence entre les différents intervenants et à la cohérence entre les politiques, les initiatives et les programmes relatifs à la probité et à la bonne gouvernance.

Elle souligne, dans ce sens, que les expériences les plus réussies dans ce domaine tirent leur force de la capacité des institutions et des mécanismes à assurer la coordination et la complémentarité de leurs actions, à échanger des informations et à partager les responsabilités.

Rappelant que l’année 2025 a marqué le passage à une phase de restructuration des interventions de l’INPPLC dans le cadre d’une vision intégrée, le rapport signale que cette année a également constitué une étape charnière dans l’élaboration de la stratégie quinquennale de l’Instance pour la période (2025-2030), fondée sur une nouvelle vision.

Cette transition nécessite une volonté politique et institutionnelle claire, une mobilisation collective cohérente ainsi qu’une coopération étroite entre les différents acteurs, relève la même source, assurant que « la probité est une responsabilité qui s’exerce chaque jour, dans chaque institution et dans chaque décision touchant aux droits et aux intérêts des citoyens ou à la gestion des deniers publics ».

Le rapport conclut que, même si le Maroc a réalisé d’importantes réformes et accumulé des acquis significatifs, leurs effets doivent encore être amplifiés et le déficit de mise en œuvre nécessite une réponse claire et responsable.

A cet égard, le rapport affirme que la lutte contre la corruption constitue un chantier national collectif, où chaque institution a son rôle, chaque acteur sa responsabilité et chaque citoyen dispose d’un espace dans lequel il peut apporter sa contribution, ajoutant que la réussite de ce chantier nécessite une volonté politique et institutionnelle durable, une coopération structurée, une participation citoyenne éclairée et la capacité de corriger les dysfonctionnements révélés par la pratique.

Le rapport de l’Instance recommande également la mise en œuvre de trois principes fondamentaux, à savoir l’intégrité électorale, en tant que levier de renforcement de la gouvernance politique et de la confiance démocratique, une procédure pénale permettant de renforcer l’application de la loi tout en respectant les droits et les garanties fondamentales, ainsi que le recouvrement et la gestion des produits illicites, afin de cibler la rentabilité économique de la criminalité.

Le rapport annuel 2025 de l’INPPLC s’articule autour de neuf axes dont les cinq premiers portent respectivement sur une analyse de la situation de la probité et de la corruption au Maroc, l’évaluation de dix années de mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption, la complémentarité institutionnelle pour bâtir un système national d’intégrité, les compétences relatives au traitement des dossiers et le signalement sécurisé.

Les autres axes du rapport concernent les avis et recommandations normatives de l’Instance, le renforcement de l’immunité de la société contre la corruption, ainsi que cinq messages clés définissant les contours de la probité et de la lutte contre la corruption au Maroc.

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