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Tanger : ouverture de la 13e édition du festival “Tanjazoom” du cinéma social

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La 13e édition du festival « Tanjazoom » du cinéma social s’est ouverte, mercredi soir au cinéma « Alcazar » à Tanger, en présence d’un parterre d’artistes, de réalisateurs, de critiques et d’un public passionné du 7e art.

Les initiateurs du festival, qui se tient du 14 au 17 octobre, cherchent à mettre en lumière des expériences cinématographiques traitant de questions à dimension humaine et sociale.

Les œuvres présentées servent de moyen d’expression artistique et de sensibilisation sociétale, offrant un espace pour aborder diverses problématiques dans leur dimension universelle, tout en promouvant les valeurs de dialogue, de solidarité et de coexistence.

Cette édition, organisée par l’association « Tanjaflam » avec le soutien du Centre Cinématographique Marocain (CCM), propose une sélection de vingt œuvres cinématographiques provenant du Maroc et de pays arabes et européens, incluant des films réalisés par des professionnels et des amateurs.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présentation des membres du jury, présidé par le réalisateur Mohamed Chrif Tribak, et composé de l’acteur Malek Akhmiss, de l’universitaire et chercheur en sociologie de l’image et du cinéma Farid Boujida, ainsi que de la réalisatrice et scénariste Lina Arious.

L’événement a également été l’occasion de rendre hommage à l’artiste Driss Krimi, connu sous le nom de « Ammi Driss », en reconnaissance de son parcours artistique exceptionnel et de ses contributions créatives et éducatives.

« Cet événement cinématographique met à l’honneur des œuvres à dimension sociale, car l’un des objectifs essentiels de l’art en général, et du cinéma en particulier, est de sensibiliser, d’éveiller les consciences et d’éduquer », a estimé Abdelghani Tahiri, directeur du festival.

Dans une déclaration à la MAP, M. Tahiri a souligné que « le cinéma n’est pas seulement un miroir des sociétés, il constitue également un levier de changement de la réalité », ajoutant que le festival « s’est imposé comme un rendez-vous annuel permettant de nouer le contact avec un public passionné et attentif au cinéma social ».

De son côté, Mohamed Chrif Tribak, président du jury, a affirmé que « ces manifestations cinématographiques, organisées dans diverses villes du Royaume, offrent aux jeunes réalisateurs une occasion précieuse d’échanger entre eux, ainsi qu’avec des critiques et des universitaires, ce qui leur permet d’acquérir des expériences et des savoir-faire qui enrichissent leurs parcours artistiques, tant sur le plan technique qu’esthétique ».

Dans une déclaration à la presse, M. Chrif Tribak a expliqué que « le cinéma, dans sa définition la plus simple, est l’art du réel, à travers l’image et le son, qui nous incite à réfléchir, voire à repenser les phénomènes sociaux », ajoutant: « plus l’être humain est capable de se regarder lui-même, plus il est en mesure d’avancer ».

Outre les films en compétition officielle, le programme du festival comprend des ateliers de formation et des débats autour de diverses œuvres cinématographiques, ainsi qu’une « master class » consacrée à la « diplomatie cinématographique », qui sera animée par Abdellah Abou Awad, universitaire et président du Forum international des médias et de la communication.

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