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Le Haut-commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération a organisé, dimanche à Nador, un meeting en commémoration du 71ème anniversaire du lancement des premières opérations de l’Armée de libération dans le Nord du Royaume, un événement qui marque une page lumineuse dans l’histoire des épopées de lutte pour l’indépendance et l’unité du Maroc.
Présidé par le Haut-Commissaire aux anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération, Mustapha El Ktiri, en présence du secrétaire général de la province de Nador, Kamal Akir, de responsables provinciaux et de membres de la famille de la résistance et de l’Armée de libération, ce meeting a été l’occasion de rappeler les énormes sacrifices consentis avec courage et abnégation par les fils de la nation pour la liberté et l’indépendance, ainsi que pour l’achèvement de l’unité territoriale.
Ils ont ainsi incarné les nobles significations de fidélité à la patrie et les plus belles images d’héroïsme et de symbiose parfaite entre le trône et le peuple, défendant les sacralités religieuses et les constantes nationales, et préservant la souveraineté et l’unité du Royaume.
Dans son intervention, M. El Ktiri a affirmé que la commémoration de cet événement glorieux, avec ses profondes connotations historiques, rappelle des pages lumineuses du registre de la lutte nationale pour la défense de la liberté et de l’indépendance du pays, et pour le retour d’exil du héros de la libération, feu SM Mohammed V, que Dieu ait Son âme.
Il a souligné que le Rif marocain, avec ses tribus, est un espace historique riche en gloires et en épopées, et qu’il a joué un rôle majeur dans la construction de l’Etat marocain et la préservation de son unité à travers les époques, notant que ses fils n’ont jamais failli à répondre à l’appel de la patrie, guidés par leur loyauté et leur bravoure.
Il a fait remarquer, à cet égard, que le manque d’armes et de matériel n’a jamais affaibli leur détermination, car ils ont mené des batailles acharnées, notamment la résistance héroïque dirigée par le combattant cherif Mohamed Amziane (1909-1912) et les batailles de Mohamed Ben Abdelkrim El Khattabi (1921-1926).
M. El Ktiri a aussi rappelé que, face aux hésitations de l’administration coloniale et à la prolifération des noyaux des cellules de résistance, sa main traîtresse s’est étendue vers le symbole de la souveraineté nationale en exilant Sa Majesté le Sultan Sidi Mohammed Ben Youssef et la famille royale le 20 août 1953, croyant éteindre l’étincelle de la lutte. Cependant, le peuple marocain, attaché à ses valeurs sacrées, a déstabilisé les calculs de l’occupant à travers des manifestations et des soulèvements massifs.
Dans ce même contexte, il a mis en lumière le rôle important des fils de cette région dans le lancement des premières opérations de l’Armée de libération la nuit du 1er octobre 1955 à Imouzzer Marmoucha et au Triangle de la mort dans la province de Taza, ainsi que dans les tribus de Beni Snassen dans l’Oriental et à Bouzineb dans la province d’Al Hoceima, les considérant comme le tournant décisif dans la lutte contre les forces d’occupation par des méthodes tactiques innovantes pour déstabiliser les troupes coloniales.
Il a également souligné que la ville de Nador a constitué, entre 1953 et 1955, un passage principal pour approvisionner l’Armée de libération marocaine et son homologue algérien en armes, via les navires « Dyna », « Fakhr Al-Bahr » et « Annasr », de même qu’elle a vu la création d’un bureau de résistance chargé d’apporter des armes et de fabriquer des bombes traditionnelles à « Al-Mahsar » dans la commune d' »Afso », qui ont ensuite été envoyées aux centres de l’Armée de libération situés dans le « Triangle de la mort » et stockées dans des centres comme Ain Zora et Midar.
M. El Ktiri n’a pas manqué de saluer les rôles pionniers des femmes résistantes de la région, qui, en plus de leurs tâches quotidiennes, ont approvisionné les moudjahidines, soigné les blessés et élevé le moral à travers des chants et des poèmes de guerre.
D’autre part, M. El Ktiri a passé en revue les efforts du Haut-commissariat pour la préservation de la mémoire nationale, mettant en avant la publication de plus de 938 ouvrages de qualité, ainsi que le rapatriement de plus de 4 millions de documents historiques provenant des archives étrangères, en plus du projet du réseau national des espaces de mémoire historique de la résistance et de la libération comptant 109 espaces, dont des projets en cours et futurs dans les provinces de Nador et Driouch.
Evoquant la question de l’intégrité territoriale, il a saisi l’occasion pour saluer la position onusienne et internationale soutenant et approuvant la proposition marocaine visant à accorder une autonomie au Sahara marocain comme une solution réaliste et sérieuse pour mettre fin au conflit artificiel, mettant en lumière les réalisations importantes accomplies par le Maroc et l’élan de soutien international en faveur de la légitimité, et ce grâce à la diplomatie sage et à la vision clairvoyante de SM le Roi Mohammed VI.
La rencontre a été marquée par un hommage rendu à huit anciens résistants et membres de l’Armée de libération originaires de la province de Nador, en signe de fidélité et de reconnaissance pour leurs sacrifices énormes en faveur de la liberté, de l’indépendance et de l’unité territoriale de la patrie, et pour ancrer la culture de la reconnaissance envers les figures du mouvement national, en plus de la distribution d’aides financières et sociales au profit d’anciens résistants ou de leurs ayants droits.
