Art et Culture

Rabat: Vernissage de l’exposition “Prélude et Fugue” de l’artiste Itaf Benjelloun

Dpress

Le vernissage de l’exposition “Prélude et Fugue” de l’artiste plasticienne Itaf Benjelloun, a eu lieu vendredi à la galerie Bab Rouah à Rabat, offrant une immersion dans un univers saisissant où la matière se recompose et se réinvente au gré des œuvres.

Cette exposition donne à voir un ensemble de sculptures, de photographies et d’installations façonnées à partir du fer, de la terre et du bois, formant un ensemble où la matière ne tient jamais dans une forme figée: elle se déplace, se reprend et ressurgit autrement.

Dans une déclaration à la MAP, Itaf Benjelloun a expliqué que « Prélude et Fugue » explore le devenir de l’image photographique, en tant qu’archive personnelle vouée à se muer en archive collective, notant que l’enjeu réside dans la capacité de l’image à rendre compte de la mémoire collective d’une société et d’une époque.

Elle a affirmé que son expérience créative est située à la croisée de sa formation académique en architecture et de sa passion pour la littérature, précisant que la dimension littéraire insuffle à son travail une dynamique narrative, alors que l’architecture lui permet de considérer l’espace comme un élément participant à la construction du récit visuel.

De son côté, l’artiste plasticienne sénégalaise Anta Germaine Gaye, qui prend part à cet événement, a souligné, dans une déclaration similaire, que l’exposition s’inscrit dans le prolongement d’un dialogue artistique et humain avec Itaf Benjelloun depuis 2013, notant que leurs travaux communs se proposent de “redonner vie et magie à la mémoire des objets et des matières, plutôt que d’appréhender le passé comme une matière figée ».

Elle a indiqué que sa participation à cette exposition constitue un prélude à un projet artistique commun prévu dans son atelier “Fer & Verre” à Dakar, à l’occasion de la 16e édition de la Biennale de Dakar, en novembre prochain, estimant que le fait d’apporter une touche contemporaine à des objets qui ont résisté au temps incite le spectateur au questionnement et restitue à la mémoire africaine sa dynamique et sa capacité de renouvellement.

Cette exposition, qui se poursuit jusqu’au 19 octobre, constitue une nouvelle étape dans le parcours créatif d’Itaf Benjelloun, entamé en 1997. L’artiste met à contribution sa formation en architecture et en littérature pour construire des espaces sculpturaux vivants, invitant le visiteur à contempler les transformations continues de la matière et du temps.

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