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Le programme électoral du Mouvement démocratique et social (MDS) pour les élections législatives du 23 septembre repose sur une approche de développement social visant à améliorer les conditions de vie des citoyens et à consacrer les valeurs de la démocratie et de la justice sociale, tout en proposant alternatives et solutions.
Ci-après les principaux points de ce programme électoral :
– Adopter une politique intégrée de justice territoriale, en orientant l’investissement vers les zones les plus nécessiteuses, en accélérant la généralisation de l’eau, de l’assainissement et du raccordement numérique, et en rapprochant les services de base de la population, tout en veillant à la mise à niveau des infrastructures routières et au désenclavement des douars, conformément à des priorités territoriales aux contours biens définis et à rentabilité sociale.
– Promouvoir une économie rurale productive et diversifiée, en stimulant l’investissement local, en soutenant les entreprises et les coopératives, en valorisant les produits du terroir et en développant les industries agroalimentaires et de transformation, outre le tourisme rural et l’économie sociale et solidaire. Il s’agit également de faciliter l’accès au financement, au foncier et aux marchés, en liant les incitations à l’investissement à la création d’emplois et de valeur ajoutée au niveau local, afin de faire du monde rural un espace de vie, de production et d’investissement, ancrant ainsi la justice territoriale.
– Oeuvrer pour un « Maroc à une seule vitesse », en érigeant en priorité la réduction des disparités territoriales au niveau notamment des villages, des zones frontalières et montagneuses et des quartiers périphériques, tout en tenant compte des spécificités de chaque région. Il est également question de promouvoir l’accès égal aux opportunités et la dignité.
– Contribuer au renforcement de la souveraineté hydrique, alimentaire et énergétique, à travers un investissement accru dans le dessalement de l’eau de mer, l’entretien des réseaux de distribution et la réduction du taux de perte d’eau. Il s’agit aussi de mieux orienter l’agriculture vers les techniques d’irrigation économes, de lier l’exploitation des ressources hydriques au principe de durabilité et de protéger les nappes phréatiques et les bassins hydrauliques.
– Le programme prévoit également de produire une part essentielle des besoins des citoyens, de sécuriser les chaînes d’approvisionnement, de réduire la vulnérabilité du marché face aux fluctuations des prix et aux crises internationales, d’orienter les politiques publiques vers le soutien des petits et moyens agriculteurs, et de faciliter leur accès au financement et aux techniques modernes. De même, il est question d’augmenter la production d’électricité en s’appuyant davantage sur l’énergie solaire et éolienne, et de construire un système énergétique intégré incluant le stockage, la modernisation des réseaux de transport et de distribution, l’amélioration de l’efficacité énergétique, et l’encouragement des ménages et des entreprises à économiser la consommation, tout en développant l’industrie nationale des équipements d’énergies renouvelables.
– Favoriser une économie forte créatrice d’emplois et de dignité, à travers la création d’opportunités, le rehaussement de la dignité sociale et l’édification d’un modèle économique en mesure d’accroître la productivité, de stimuler l’investissement et de renforcer la compétitivité, tout en préservant le pouvoir d’achat et la stabilité de la classe moyenne.
– Renforcer le système de santé et de protection sociale, en accordant la priorité à la prévention et au dépistage précoce, et en promouvant une nouvelle culture sociétale privilégiant les programmes réguliers de dépistage précoce du diabète, de l’hypertension artérielle, du cancer, de la vaccination, de la santé maternelle et infantile, de la santé mentale et de la sensibilisation nutritionnelle.
– Dans ce cadre, le MDS propose l’adoption d’un programme national dit « Santé de Proximité 2031 » basé sur la mise en place d’un seuil minimum national de services qui doivent être disponibles dans chaque collectivité territoriale, avec la mise à disposition d’équipes médicales et infirmières mobiles dans les zones rurales et enclavées, et le financement des centres de santé selon des indicateurs de rendement, le nombre de bénéficiaires, les délais de rendez-vous, les taux de vaccination, le dépistage précoce et le suivi des maladies chroniques.
– Promouvoir l’apprentissage durable et donner une seconde chance aux personnes désireuses de reprendre ce processus. Il s’agit dans ce sens de garantir une école de qualité, une université plus flexible, une formation au diapason du marché du travail et un droit effectif de retour à l’apprentissage. Il est question d’intégrer les stages pratiques et les projets professionnels dans la formation, de lier une partie de l’évaluation des programmes universitaires à des indicateurs clairs, de créer des parcours flexibles au profit des décrocheurs scolaires et des travailleurs souhaitant changer de profession, ainsi que de mettre en place un système rendant l’éducation accessible à tout âge.
– Accélérer la transformation numérique et l’Intelligence artificielle (IA), en veillant à leur intégration dans l’éducation et la formation professionnelle, avec des programmes de requalification au profit des fonctionnaires et des employés. Le programme prône aussi la numérisation des procédures jusqu’à la réingénierie des services dans un parcours simplifié et rapide, basé notamment sur le principe de la collecte unique des données.
– Consolider l’État de droit, l’efficacité et la participation, à travers la révision des textes redondants et obsolètes, la simplification des procédures, et la soumission des nouvelles lois à une évaluation préalable de leur impact économique et social. Il est question aussi de rendre le texte juridique compréhensible au citoyen, de fixer des délais précis pour les procédures et de réduire le pouvoir discrétionnaire, parfois injustifié. Il s’agit également d’adopter des contrats clairs au sein des administrations et des établissements publics, et d’assurer une corrélation entre l’évaluation des responsables administratifs, la qualité des services et les résultats réalisés, tout en promouvant le recours à la numérisation.
