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Appel à la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU à une gouvernance du pouvoir fondée sur le droit et le multilatéralisme

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Le Secrétaire général des Nations unies, et le président de la 81e session de l’Assemblée générale, ont appelé, mardi à New York, à adapter la gouvernance mondiale aux nouvelles réalités des rapports de force, plaidant pour un multilatéralisme plus représentatif et une “multipolarité en réseau” fondée sur le droit international et la coopération.

Ouvrant le débat général de la 81e session de l’Assemblée générale, le SG de l’ONU, Antonio Guterres, a relevé que le monde est confronté à une convergence sans précédent de crises, marquée notamment par les conflits, les inégalités, le changement climatique et l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle.

Le chef de l’ONU a fait remarquer que le monde évolue “de manière irréversible” vers un système multipolaire, appelant à privilégier un modèle fondé sur l’interdépendance et sur des règles communes. La concurrence entre les puissances mondiales, a-t-il relevé, ne doit pas nécessairement déboucher sur la confrontation.

Dans ce contexte, le Secrétaire général, qui s’exprimait devant la session de haut niveau de l’Assemblée générale pour la dernière fois – son mandat prenant fin le 31 décembre prochain – a encore une fois souligné la nécessité d’une réforme du Conseil de sécurité afin qu’il reflète les réalités du XXIe siècle, estimant qu’un Conseil de sécurité sans représentation permanente africaine est “injuste” et “indéfendable”.

Sur le plan sécuritaire, il a appelé les dirigeants réunis à New York à faire de cette semaine de haut niveau une occasion de désescalade et de dialogue, notamment au Moyen-Orient, exhortant à mettre fin aux combats, à garantir l’acheminement de l’aide humanitaire et à respecter le droit international.

M. Guterres a, par ailleurs, appelé à s’attaquer aux déséquilibres de l’architecture financière internationale, à renforcer le financement climatique et à assurer une gouvernance responsable de l’intelligence artificielle.

Pour sa part, le président de la 81e Assemblée générale, le Bangladais Khalilur Rahman, a également plaidé pour le “rétablissement de la confiance” dans l’Organisation, appelant à des réformes profondes, une représentation plus équitable et une action multilatérale fondée sur le réalisme et le pragmatisme.

Soulignant que les critiques envers l’efficacité de l’ONU ne sont pas nouvelles, il a rappelé que l’Organisation demeure “irremplaçable”, notamment pour prévenir les conflits et répondre aux crises humanitaires.

Il a appelé le Conseil de sécurité à assumer pleinement sa responsabilité en matière de paix et de sécurité, tout en soulignant l’impératif de le réformer afin de mieux refléter les réalités géopolitiques actuelles.

Le débat général de l’Assemblée générale, qui se poursuit jusqu’au 28 septembre, sert de tribune où chaque État membre expose sa vision des différentes questions et crises internationales et défend ses intérêts devant le concert des nations. Il est marqué par la participation de 73 chefs d’État, 45 chefs de gouvernement, 39 ministres et 11 vice-présidents, selon les données fournies par l’ONU.

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