Élections 2026: Trois questions au président du Rassemblement national des indépendants, Mohamed Chouki

Dpress
Le Rassemblement national des indépendants (RNI) aborde la campagne électorale pour les législatives du 23 septembre sous le signe « dignité et opportunités pour tous », avec l’ambition notamment de faire valoir les valeurs du parti et de poursuivre la réalisation des réformes et chantiers socio-économiques engagés dans le Royaume.
Dans un entretien à la MAP, le président du RNI, Mohamed Chouki présente les grandes lignes du programme électoral de cette formation politique qui promet notamment d’assurer une « protection durable » du pouvoir d’achat, de garantir des services publics de qualité sur l’ensemble du territoire national et de veiller à l’aboutissement des programmes d’inclusion économique.
1- Quel regard portez-vous sur le contexte et les enjeux des prochaines échéances électorales ?
Le contexte et les enjeux des prochaines élections législatives ne peuvent pas être dissociés du choix démocratique du Royaume, consacré par la Constitution de 2011. Au RNI, nous aspirons à contribuer activement à la consécration de ce processus démocratique à travers l’encadrement des citoyens et l’accomplissement de nos rôles politiques et constitutionnels.
Ce scrutin intervient après des années marquées par une croissance économique soutenue et le déploiement des fondements de l’État social, conformément aux Hautes Orientations Royales. Le gouvernement, conduit par M. Aziz Akhannouch, a activement contribué à ce bilan et notre objectif aujourd’hui est de défendre ce bilan et de s’adresser aux citoyens sur la base de ses résultats.
Nous avons engagé de longs parcours d’écoute et de concertation à travers les différentes régions du Royaume afin d’identifier les lacunes et les défis existants. Nous aspirons à les intégrer dans le cadre d’un projet sociétal et d’un contrat citoyen lors de ces élections, en vue d’obtenir un nouveau mandat pour parachever les réformes engagées et poursuivre les grands chantiers socio-économiques du Maroc.
2- Comment le RNI aborde-t-il cette échéance et comment s’est-il préparé pour ces élections ?
Le RNI est fin prêt pour disputer ce rendez-vous électoral. Les listes des candidats allient renouvellement des élites, rajeunissement et apport d’anciens parlementaires reconnus pour leurs compétences et leur intégrité. Ces préparatifs ont été précédés par un engagement sans faille du parti dans la réforme législative portant sur les lois électorales, l’objectif étant la mise à niveau du système électoral et l’élaboration de lois qui consolident la transparence et l’intégrité du scrutin.
Sur le plan politique, nous avons présenté notre programme qui est le fruit d’une série de rencontres de concertation et d’écoute sur le terrain menées auprès des citoyens et des élus. Cela nous a permis d’y intégrer les contraintes réelles, aussi bien en milieu rural que dans les villes, ainsi qu’aux niveaux social et économique.
3- Quelles sont les principales priorités que le RNI mettra en avant lors de ces échéances électorales ?
Nous avons élaboré un programme intégré sous le slogan « Dignité et opportunités pour tous ». Par « dignité », nous entendons l’accompagnement et la protection que l’État doit fournir à l’ensemble des citoyens, toutes catégories d’âge confondues, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de la prise en charge du grand âge.
Quant aux « opportunités », elles ont trait à la qualification, à l’insertion économique et à la création d’emplois.
Ainsi, le programme du RNI repose sur trois engagements « stratégiques ». Le premier concerne la « préservation durable » du pouvoir d’achat, à travers la revalorisation des salaires, la protection des catégories vulnérables face aux aléas de l’inflation, l’accompagnement de la classe moyenne, notamment en ce qui concerne les frais de scolarité, et l’institution d’un mécanisme d’épargne dédié aux travailleurs du secteur informel.
Le deuxième engagement est relatif au développement de « services publics de qualité », fondés sur la justice spatiale, la mise à niveau des infrastructures de santé et d’éducation, le raccordement individuel à l’eau potable en milieu rural et la promotion de solutions d’autoproduction d’énergie solaire en permettant à chaque foyer de produire son électricité et de vendre son surplus, sans paiement initial.
S’agissant du troisième engagement, il a trait à « la qualification et à l’intégration économique », à travers la mise en place d’une indemnité pour perte d’emploi, l’instauration d’une « carte du travailleur saisonnier » pour sécuriser la couverture sociale dans l’agriculture, le BTP et le tourisme, ainsi que la création d’un Fonds de Prêts Productifs à taux zéro.
Ces mesures visent à stimuler l’emploi en tirant parti de l’attractivité du climat des affaires dans le Royaume et des grands événements internationaux qui se tiennent au Maroc, tout en mobilisant des instruments de financement bancaires et non bancaires innovants afin de soutenir l’économie nationale.



