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Un total de 519.761 élèves sont désormais scolarisés dans des établissements pionniers dans la région de Fès-Meknès, qui affiche des taux de couverture de 83% dans le primaire et de 65% dans le secondaire collégial, dans le cadre d’une dynamique visant à consolider la qualité des apprentissages tout en renforçant l’équité territoriale et la lutte contre le décrochage scolaire.
Présentant, lundi à Fès, les données relatives à la rentrée scolaire 2026-2027, le directeur de l’Académie régionale d’éducation et de formation (AREF) Fès-Meknès, Fouad Rouadi, a souligné l’ampleur du déploiement du modèle des établissements pionniers, parallèlement aux mesures destinées à améliorer l’accès à l’école et les conditions de scolarisation, notamment dans les zones rurales et enclavées.
Dans l’enseignement primaire, 309 nouvelles écoles ont rejoint le dispositif, portant à 873 le nombre total d’établissements pionniers, contre 565 lors de l’année précédente. Ces structures accueillent désormais 368.584 élèves, contre 228.879 auparavant, soit une progression de 139.705 apprenants.
L’encadrement pédagogique de ces établissements mobilise 14.222 enseignants, contre 8.478 précédemment, avec l’appui de 136 inspecteurs et accompagnateurs de terrain. Cette extension a permis de porter la couverture du primaire de 55 % à 83 % en une année.
Selon la même source, cette évolution s’accompagne d’une amélioration des acquis fondamentaux : La proportion d’élèves ayant atteint le niveau requis est passée de 48,63 % lors de la première phase d’évaluation à 63,30 % à l’issue de la cinquième étape, tandis que l’ensemble des directeurs et enseignants des établissements concernés ont bénéficié d’une certification.
Dans le cycle secondaire collégial, le nombre d’établissements pionniers est passé de 96 à 186, soit 90 structures supplémentaires, portant le taux de couverture de 32,98 % à 65 %. Le nombre d’élèves concernés atteint 151.177, contre 87.542 auparavant, avec un corps enseignant de 6.263 professeurs, contre 2.841 lors de la phase initiale.
Au-delà de la transformation pédagogique, l’AREF Fès-Meknès, ajoute son directeur, place l’équité territoriale au cœur de son action, à travers le renforcement de l’offre éducative et la réduction des disparités d’accès à l’école.
Ainsi, 49 nouveaux établissements scolaires ont été ouverts à l’échelle régionale, dont 27 en milieu rural, parmi lesquels cinq écoles communautaires destinées notamment à améliorer les conditions d’accueil des élèves issus de localités éloignées. Quelque 430 salles de classe supplémentaires ont également été créées dans le cadre de l’extension des structures existantes.
Le directeur de l’AREF a fait savoir que ces efforts ont contribué à contenir les problèmes d’encombrement, dont les taux s’établissent désormais à 0,59 % au primaire et 3,18 % dans l’enseignement secondaire collégial.
L’accompagnement social a également été renforcé afin de lever les contraintes susceptibles d’entraver la scolarisation. Le transport scolaire bénéficie actuellement à 90.518 élèves, grâce notamment à l’intégration de 91 nouveaux véhicules acquis en coordination avec les conseils préfectoraux et provinciaux.
Le réseau des internats s’est, de son côté, enrichi de six nouvelles structures, offrant 720 lits supplémentaires et portant à 27.367 le nombre total de pensionnaires. Trois nouvelles maisons de l’étudiant et de l’étudiante ont également été mises en service, avec une capacité additionnelle de 308 lits.
M. Rouad a indiqué que la prévention du décrochage scolaire constitue parallèlement un axe prioritaire de l’action de l’Académie, avec une approche qui intervient désormais en amont de la rentrée. Plus de 4.000 élèves identifiés comme vulnérables au décrochage ont ainsi bénéficié, durant la période estivale, d’activités pédagogiques et récréatives organisées dans 51 centres d’accueil, en partenariat avec le secteur de la jeunesse et la société civile.
L’objectif, d’après le responsable, est de préserver le lien des élèves avec leur environnement éducatif, de faciliter leur retour en classe et de réduire les risques d’abandon scolaire.
En complément, les dispositifs de rattrapage scolaire et d’éducation non formelle, notamment ceux relevant de l’École de la deuxième chance, sont maintenus pour favoriser la réinsertion des enfants non scolarisés ou déscolarisés, avec une attention particulière aux zones rurales.
L’ensemble de ces mesures s’inscrit dans les orientations de la feuille de route ministérielle visant notamment à assurer l’obligation de scolarité jusqu’à l’âge de 16 ans, tout en améliorant les apprentissages fondamentaux et en renforçant l’attractivité de l’école publique.
Rapporté à l’ensemble du secteur public régional, qui compte 856.807 élèves, le déploiement des établissements pionniers concerne désormais une part majoritaire des apprenants des cycles primaire et collégial. L’AREF prévoit, selon le calendrier présenté par son directeur, la généralisation complète du modèle dans le primaire durant l’année scolaire 2027-2028 et dans le secondaire collégial en 2028-2029.
Cette montée en puissance s’accompagne de la dotation des salles en équipements informatiques adaptés, de la distribution de livrets pédagogiques dédiés et de l’adoption des démarches de l’enseignement explicite, ainsi que de modules de soutien scolaire étendu destinés à répondre aux difficultés identifiées lors des évaluations diagnostiques.
À travers cette convergence entre transformation pédagogique, soutien social et prévention de la déperdition scolaire, l’AREF Fès-Meknès a l’ambition de faire de la rentrée 2026-2027 une nouvelle étape dans la réduction des disparités territoriales et l’amélioration durable des conditions de réussite des élèves de la région.
