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Législatives : La mobilisation de la jeunesse de l’Oriental pour renforcer la participation politique et renouveler les élites

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La région de l’Oriental, à l’instar des autres régions du Royaume, connaît une dynamique politique exceptionnelle à l’approche des Législatives, marquée par la mobilisation remarquable des jeunes, qui constituent une véritable force électorale, désireuse de jouer un rôle central sur les scènes politique et législative.

Cette échéance électorale revêt un caractère particulier dans les provinces de la région (Oujda, Berkane, Nador, Driouch, Taourirt, Guercif , Figuig et Jerada), compte tenu des grands enjeux de développement qui se posent, et des attentes légitimes des citoyens auxquelles il faut trouver des réponses réalistes et réalisables.

Dans ce contexte, la participation des jeunes ne se limite plus à une présence conjoncturelle ou à une mobilisation le temps des campagnes électorales, mais elle est devenue un choix stratégique qui prend des formes variées, notamment l’adhésion à un parti, la candidature aux élections et le choix de représentants capables de défendre les attentes de la population.

Cette évolution prometteuse se manifeste clairement par la présence croissante des jeunes dans le débat public et les activités liées aux élections, en tirant profit des possibilités offertes par les médias numériques et les réseaux sociaux, en plus de la communication directe, ce qui insuffle un nouveau dynamisme aux campagnes électorales et ouvre la voie à un discours plus proche des aspirations des nouvelles générations.

Les partis politiques dans la région ont réagi positivement à cette réalité démographique et politique, en présentant de jeunes compétences et en leur attribuant des places de choix sur les listes électorales, dans le but de favoriser le renouvellement des élites locales et d’apporter un sang neuf capable de mener à bien les chantiers en cours et de réaliser le développement global souhaité.

A cet égard, M. Mahmoud Alioua, président de l’association « Isaaf Jerada » pour le développement et la solidarité, a souligné, dans une déclaration à la MAP, que l’association a fait, depuis 2015, du renforcement de la place des jeunes dans le domaine de la gouvernance et de la démocratie locale un axe essentiel de son action, à travers des initiatives visant à renforcer leurs capacités et à les inciter à s’engager dans la vie publique.

Cette expérience, a-t-il expliqué, a donné des résultats positifs, traduits par la présence croissante des jeunes dans la gestion de la chose publique locale, soulignant que le contexte électoral actuel constitue une occasion de renforcer cette dynamique vertueuse.

Il a ajouté, à cet égard, que l’association a lancé un projet visant à accompagner les processus électoraux, comprenant l’organisation de sessions de formation à l’intention de 80 jeunes, hommes et femmes, dans le but de développer leurs connaissances sur les mécanismes de gestion des campagnes et les lois encadrant le processus électoral.

De son côté, M. Abdelhamid Chami, acteur associatif, a estimé, dans une déclaration similaire, que la présence croissante des jeunes reflète leur prise de conscience grandissante de l’importance de la participation politique, notant que cette catégorie sociale ne se contente plus d’être un simple «chiffre électoral».

Chami a ainsi insisté sur le fait que les jeunes aspirent aujourd’hui à contribuer à la prise de décision et à la gestion des affaires publiques, estimant que le véritable défi consiste à faire de la pratique politique un espace stimulant de débats et d’idées, dont l’effet se répercute positivement sur la vie quotidienne des citoyens.

Sur le terrain, plusieurs jeunes de la région ont fait montre de leur prise de conscience de l’importance de ce scrutin. Pour Bilal Chabouch (19 ans), la prochaine étape exige un engagement concret et multiforme des jeunes, en tant que l’un des piliers de la société, notamment en alliant communication numérique et action sur le terrain, afin de diffuser au mieux et avec la plus grande efficacité les programmes et propositions.

Pour sa part, Fatima Zahra Amghiouz (20 ans) a expliqué comment sa vision de l’action politique a évolué vers un engagement concret au sein d’une organisation partisane, dans le but de faire entendre la voix de sa génération et défendre ses aspirations, grâce à une communication directe qui cible notamment les habitants des zones rurales.

Un point de vue partagé par Oumaima Bousghira (22 ans), qui a appelé ses pairs à s’impliquer activement dans ce scrutin, affirmant que le changement escompté aux niveaux local et national passe inévitablement par une forte participation des jeunes aux urnes.

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