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Législatives 2026: Les nouvelles dispositions juridiques pour lutter contre les “fake news” consolident le choix démocratique du Royaume

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Les nouvelles dispositions juridiques du système électoral relatives à la lutte contre les « fake news » viennent consolider le choix démocratique du Maroc et garantir la transparence de la compétition électorale, a affirmé M. Mahdi Amri, expert de la transition numérique et de l’intelligence artificielle.

Dans une déclaration à la MAP, M. Amri, également professeur à l’Institut supérieur de l’information et de la communication (ISIC) à Rabat, a souligné que l’encadrement juridique de l’utilisation des plateformes numériques en période électorale vise à protéger les personnes et les institutions contre « les tentatives systématiques et infondées de mettre en doute leur intégrité, à travers des campagnes digitales structurées », ainsi qu’à sécuriser l’espace public numérique pour qu’il ne devienne pas un outil de chantage.

L’expert a, par ailleurs, relevé que les nouvelles dispositions du système électoral posent un grand défi qui consiste à établir des frontières précises et claires entre la lutte contre la désinformation et la protection de la liberté d’expression et de presse, estimant que pour garantir le respect de l’esprit démocratique, le législateur devra faire montre d’un sens d’équilibre pour faire la distinction entre la manipulation préméditée et la simple erreur et entre la critique légitime de la gestion de la chose publique et la diffamation visant les personnes.

A cet effet, M. Amri a préconisé une approche intégrée qui s’intéresse, au-delà de la dimension dissuasive, à l’éducation médiatique et digitale, à travers l’éducation des citoyens, notamment les jeunes, à la culture du fact-checking et à l’analyse critique des images, soulignant l’importance d’une communication institutionnelle et partisane rapide et transparente pour couper court aux rumeurs nourries par le silence et les réactions tardives.

Le chercheur a, en outre, alerté sur le danger de la désinformation en ligne qui a la capacité d’influencer l’inconscient du destinataire et de façonner ses choix.

Dans le cas d’un électeur, cela sème la confusion dans l’esprit, partagé entre le rationnel et l’émotionnel, ce qui empêche une prise de décision éclairée, a-t-il expliqué.

A ce sujet, il a insisté sur l’importance du rôle capital des médias professionnels dans l’ »immunisation » de la société à l’ère de l’Intelligence Artificielle et du « deepfake ».

Le système électoral a été renforcé, en décembre 2025, par un nouvel article criminalisant l’usage des nouvelles technologies de l’information et de la communication pour diffuser les propos ou les images d’une personne sans son consentement, ou encore pour publier ou relayer les fake news, les allégations mensongères, les faits inexacts ou les documents falsifiés dans le but de porter atteinte à la vie privée des électeurs et des candidats ou de les diffamer.

Les dispositions introduites sanctionnent également la diffusion de rumeurs ou de fake news mettant en doute la crédibilité et la transparence des élections.

Et pour cause, la révolution numérique et le développement des outils de l’Intelligence Artificielle ont favorisé la propagation accrue des fake news et des contenus fallacieux, souvent instrumentalisés pour induire en erreur les citoyens ou ternir l’image des candidats durant la période électorale, ce qui représente une menace réelle pour l’essence même du processus démocratique.

Pour contrecarrer ce phénomène, le nouvel article consacre une orientation législative équilibrée tenant compte des profondes mutations du paysage numérique, dans l’objectif de protéger le processus démocratique au Maroc face aux risques de manipulation, de diffamation et de circulation de contenus numériques falsifiés au cours des échéances électorales, sans pour autant porter atteinte à la liberté d’opinion et d’expression, garantie par la Constitution.

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