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À l’approche des élections législatives, prévues le mercredi 23 septembre, les attentes des jeunes de la région Drâa-Tafilalet sont au centre du débat public avec des enjeux qui vont au-delà de la campagne électorale pour toucher aux sujets intrinsèquement liés à l’emploi, la formation, la simplification des procédures administratives, le développement territorial, le soutien à l’action associative et le renforcement de la participation citoyenne.
Pour nombre de jeunes, les slogans et les promesses générales ne suffisent pas s’ils ne se traduisent pas par des programmes concrets et réalisables. Ces programmes doivent répondre aux attentes d’une population qui aspire à un rôle plus clair dans les politiques publiques et à un véritable engagement, lui permettant de devenir un partenaire à part entière dans la proposition, l’initiative et l’élaboration de solutions.
En fait, ces échéances électorales revêtent une importance particulière en ce sens qu’elles offrent l’opportunité de renouveler les institutions représentatives et de mettre à l’épreuve la capacité des acteurs politiques à répondre aux préoccupations des citoyens, notamment des jeunes.
A cet égard, l’étudiant Achraf Baslam, voit son premier vote comme l’occasion de choisir un représentant qui incarne ses aspirations de citoyen et, plus particulièrement, celles des jeunes.
Pour Achraf (23 ans), les priorités des jeunes de la région de Drâa-Tafilalet concernent principalement l’éducation, la santé et la formation, ainsi que l’accès à des espaces de culture et de sport, et le renforcement des perspectives d’emploi.
Il souligne que la participation électorale des jeunes peut faire une réelle différence, compte tenu du poids démographique de cette tranche d’âge dans la société, tout en mettant en lumière l’influence croissante des réseaux sociaux sur la conception de leurs opinions concernant les candidats et les programmes électoraux.
Il en est de même pour Abdessamad, acteur associatif à Errich, qui estime que les jeunes espèrent que les prochaines élections ouvriront un débat de fond sur le rôle de l’engagement associatif dans leur accompagnement et leur développement. Les associations locales constituent, a-t-il dit, souvent le premier lieu où les jeunes découvrent le sens de la participation, du bénévolat et de la prise de responsabilité.
Dans une déclaration à la MAP, il affirme que le soutien à l’engagement associatif requiert des programmes réguliers et des partenariats solides entre les communes territoriales, les établissements compétents et les associations actives. Cela, explique Abdessamad, permettrait une meilleure participation des jeunes aux activités culturelles, sportives et éducatives, et leur offrirait de réelles opportunités de formation et de mentorat.
D’un autre point de vue, Othmane, auto-entrepreneur de Midelt, place la simplification des démarches administratives au cœur des attentes d’une large partie des jeunes porteurs de projets.
Pour lui, il est impossible de parler d’encouragement à l’entrepreneuriat sans favoriser un processus administratif clair et simplifié qui allège le fardeau des petites entreprises et des auto-entrepreneurs.
Othman souligne que les prochaines élections devraient également être l’occasion de présenter des programmes concrets en faveur des jeunes entrepreneurs, axés sur la simplification administrative, la digitalisation, le rapprochement des services et la création de centres d’accompagnement et de conseil.
Ces différents témoignages, émanant de profils divers, convergent autour d’une même exigence, celle d’une jeunesse qui aspire à des réponses concrètes et à la quête d’une représentation plus proche, des institutions interactives et des politiques qui érigent les jeunes en véritables acteurs du développement local.
