Sous l’impulsion de SM le Roi, la coopération Sud-Sud est devenue un choix stratégique

Dpress
Sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la coopération Sud-Sud est devenue un choix stratégique, fondé sur la conviction que les réponses aux défis du continent africain doivent être pensées et mises en œuvre par les Africains eux-mêmes, a affirmé l’ambassadeur du Maroc à Luanda, Saadia Alaoui.
« Cette vision se concrétise aujourd’hui à travers des projets structurants qui rapprochent les peuples, créent des opportunités et renforcent l’intégration régionale », a souligné Mme Alaoui, lors d’une réception offerte jeudi soir à Luanda, à l’occasion du 27ème anniversaire de la Fête du Trône.
Rappelant que le projet de gazoduc Maroc-Nigeria, annoncé en 2016 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, traversera treize pays africains riverains de l’Atlantique et acheminera le gaz jusqu’en Europe, elle a souligné qu’une étape décisive a récemment été franchie avec la signature, par les chefs d’État de la CEDEAO, de l’accord intergouvernemental approuvant la construction de ce gazoduc, dont la longueur prévue est de 6.800 kilomètres.
Dans le même esprit, a-t-elle ajouté, le Maroc a lancé le Processus des États africains atlantiques, destiné à faire de la façade atlantique un espace de coopération, de stabilité et de codéveloppement, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives dans les domaines du commerce, de la connectivité et de l’intégration économique.
Sur le plan bilatéral, elle a indiqué que l’histoire des relations entre les deux pays s’est forgée durant les années de lutte pour l’indépendance de l’Angola, lorsque le Maroc avait apporté un soutien indéfectible au mouvement de libération.
Elle a affirmé que cet héritage continue, aujourd’hui, d’inspirer le partenariat entre les deux pays à la faveur d’un dialogue politique et une coopération qui ne cessent de se diversifier, ajoutant que l’agriculture, les engrais, la sécurité alimentaire, la formation, l’enseignement supérieur, la recherche universitaire, le partage d’expertise et le renforcement des capacités figurent parmi les domaines qui méritent d’être particulièrement soulignés.
Fidèle à son ancrage africain, « le Maroc demeure profondément attaché à la coopération académique et continue, chaque année, d’accorder des bourses d’études à des étudiants angolais, convaincu que la jeunesse constitue le cœur de notre avenir commun », a-t-elle relevé.
De son côté, le ministre angolais des Affaires étrangères, Téte António, a souligné les excellentes relations entre Luanda et Rabat et a plaidé pour un renforcement de la coopération économique ainsi que pour une diversification du partenariat entre les deux pays, « notamment en matière de coopération économique ».
Rappelant que les relations entre les deux pays s’inscrivent dans le prolongement des liens de coopération et de solidarité qui existaient entre les précurseurs des mouvements de libération, il a assuré que la coopération bilatérale englobe désormais de nouveaux domaines, avec une plus grande importance accordée au développement.
Cette réception a été rehaussée par la présence de plusieurs membres du gouvernement angolais, de députés de l’Assemblée nationale, de représentants du corps diplomatique et consulaire, de dirigeants de partis politiques et de plusieurs membres de la communauté marocaine.



