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Fès : Réflexion autour de l’accès des personnes en situation de handicap aux espaces, à l’information et aux services

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 Les moyens de garantir aux personnes en situation de handicap un accès autonome et équitable aux espaces, à l’information et aux services ont été au centre d’une conférence régionale organisée, lundi à Fès, sous le thème des accessibilités numérique et matérielle.

Initiée par la Direction régionale de l’Entraide nationale de Fès-Meknès, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la deuxième campagne nationale de sensibilisation aux droits des personnes en situation de handicap, menée du 15 au 27 juillet.

Les échanges ont abordé l’accessibilité comme un dispositif global couvrant les bâtiments et les transports, mais aussi la communication, les plateformes électroniques et les conditions d’accueil, mettant notamment l’accent sur la signalétique lisible, la langue des signes, les supports en braille ou audio, les contenus simplifiés ainsi que la compatibilité des interfaces numériques avec les technologies d’assistance.

Intervenant à cette occasion, le directeur régional de l’Entraide nationale à Fès-Meknès, Hassan El Othmani, a indiqué que cette deuxième campagne répond à la persistance de représentations négatives du handicap, au déficit de sensibilisation aux droits des personnes concernées et aux barrières physiques et numériques qui entravent leur accès à l’information, aux sites électroniques et aux différents services.

Il a relevé que cette nouvelle édition entend dépasser la sensibilisation générale pour promouvoir des solutions concrètes et durables, fondées sur une approche participative associant institutions publiques, secteur privé, société civile, universités et professionnels, ajoutant que cette démarche intègre également la dimension du genre, notamment les besoins des femmes en situation de handicap, ainsi que la formation des étudiants en architecture, génie civil, urbanisme et informatique.

M. El Othmani a également noté que la campagne vise à faire de l’inclusion un critère de qualité des politiques, des projets et des services, tout en renforçant les partenariats et la responsabilité institutionnelle, rappelant que son objectif est de garantir une participation pleine et effective, l’autonomie et l’égalité des chances dans tous les domaines de la vie.

Pour sa part, le directeur de la Promotion des droits des personnes en situation de handicap au ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, Mohamed Nawfal Amer, a affirmé que la promotion de ces droits ne constitue ni une action conjoncturelle ni une étape passagère, mais un chantier sociétal lié aux engagements nationaux, gouvernementaux et internationaux du Royaume.

Il a rappelé, à cet égard, la ratification par le Maroc de la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées en 2009, la consécration de la question du handicap dans la Constitution de 2011, l’adoption de la loi-cadre ainsi que la mise en place d’une politique publique intégrée et de plans d’action nationaux.

Ces acquis doivent, selon lui, favoriser une vision intégrée reposant sur le changement des mentalités et la pleine contribution des personnes en situation de handicap au Nouveau modèle de développement et à la consolidation de l’Etat social.

La directrice de l’Ecole nationale d’architecture de Fès, Nada Es-Sellak, a souligné que l’accessibilité universelle ne se réduit pas à des aménagements techniques ou à des équipements supplémentaires, mais constitue un droit fondamental garantissant la dignité, l’autonomie et la participation à la vie sociale, économique et culturelle, ajoutant qu’il existe quatre dimensions complémentaires, à savoir les accessibilités matérielle, communicationnelle, numérique et des services.

Mme Es-Sellak a, par ailleurs, plaidé pour le passage des adaptations réalisées après coup à une conception universelle tenant compte de la diversité des capacités humaines dès les premières étapes des projets, proposant notamment la création d’un observatoire national de l’accessibilité, la certification des bâtiments inclusifs, la formation continue des architectes et des collectivités territoriales, l’association des personnes en situation de handicap à la conception des projets et l’intégration de critères d’accessibilité dans l’évaluation des projets publics et des programmes de développement territorial.

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