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La célébration de la Journée mondiale des compétences des jeunes, organisée mercredi à Salé par le Bureau régional de l’UNESCO pour le Maghreb, a mis en lumière le rôle des compétences dans l’employabilité, l’entrepreneuriat et le développement du Maroc.
Réunissant responsables gouvernementaux, acteurs de la formation, représentants du secteur privé, organisations internationales et jeunes, cette rencontre, initiée en partenariat avec le ministère de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, a constitué un espace de dialogue et de valorisation des initiatives en faveur du développement des compétences, de l’insertion professionnelle et de la préparation des talents aux mutations économiques, technologiques et sociales.
À cette occasion, le directeur régional et représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO – United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization) pour le Maghreb, Charaf Ahmimed, a salué les avancées remarquables enregistrées par le Maroc dans le domaine de la formation, soulignant qu’elles constituent désormais des références dont la région peut s’inspirer collectivement.
M. Ahmimed a mis en avant l’intégration des compétences liées aux transitions écologiques et numériques dans les cursus développés en partenariat avec les entreprises et les branches professionnelles pour répondre aux standards internationaux, affirmant que ces réformes produisent déjà des résultats et offrent des bases solides pour relever les défis futurs du marché du travail.
Pour sa part, la secrétaire générale du département de la formation professionnelle au ministère de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Wafae Asri, indiqué que l’investissement dans les compétences constitue un impératif national et un choix stratégique qui conditionne la souveraineté économique, l’attractivité des investissements, la résilience et l’inclusion sociale.
Elle a précisé que la transformation du système de formation repose sur le rapprochement avec l’entreprise via les instituts à gestion déléguée, la généralisation de l’approche par compétences (APC) et le développement de la formation en milieu professionnel, notamment par l’apprentissage et l’alternance.
De son côté, le directeur pays de la Banque mondiale (BM) pour le Maghreb et Malte, Ahmadou Moustapha Ndiaye, est revenu sur la solidité de la trajectoire de croissance du Maroc, l’intensité de ses investissements publics et la portée de ses réformes structurelles en matière de valorisation du capital humain, qui sont des leviers clés de la compétitivité économique et de la création d’emplois durables.
Il a fait remarquer que le Maroc dispose du leadership institutionnel, du cadre de réformes et des partenaires d’investissement nécessaires pour relever le défi de l’employabilité productive, notant que la dynamisation du marché du travail s’inscrit au cœur du Nouveau Modèle de Développement (NMD) et de la Feuille de route pour l’emploi.
La séance d’ouverture de cette rencontre a été rythmée aussi par les interventions du membre du groupe parlementaire de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), Aziz Bouslikhane, de la cheffe de section à la délégation de l’Union Européenne (UE) au Maroc, Lise Paté, et de l’Ambassadeur du Portugal au Maroc, Luis Faro Ramos.
Cette célébration s’inscrit dans le cadre de la publication du rapport régional « Apprendre aujourd’hui, bâtir demain : Excellence et équité à travers les compétences des jeunes », élaboré par le Bureau régional de l’UNESCO pour le Maghreb.
Elle a permis de mettre en lumière les initiatives et travaux conduits par le Bureau en faveur du développement des compétences, de l’employabilité et de la participation des jeunes, tout en valorisant les talents et les parcours inspirants au Maroc.
À rappeler qu’en 2014, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 15 juillet Journée mondiale des compétences des jeunes, à l’initiative du Sri Lanka, afin de reconnaître l’importance stratégique des compétences pour l’emploi, le travail décent, l’entrepreneuriat et la participation des jeunes au développement.
En 2026, cette mobilisation s’inscrit dans une dynamique internationale portée notamment par la Mission permanente du Sri Lanka, ainsi que celle du Portugal auprès des Nations Unies, aux côtés de l’UNESCO, de l’OIT et du Bureau des Nations Unies pour la jeunesse.
