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L’Agence Nationale des Eaux et Forêts (ANEF) a indiqué que les travaux d’abattage d’eucalyptus dans la zone de Sidi Mesbah, située dans la commune d’El Haouzia (province d’El Jadida), concernent le site « Phare de Sidi Mesbah », un bien relevant du domaine public de l’État et ne faisant pas partie du domaine forestier géré par l’Agence.
Dans une mise au point publiée dans le cadre de son attachement à la transparence et à la communication avec l’opinion publique, et à la suite de ce qui a été relayé par certains supports médiatiques et sur les réseaux sociaux au sujet de ces travaux, l’ANEF précise que les opérations d’abattage et d’enlèvement d’arbres situés en dehors du domaine forestier, notamment en milieux urbain et périurbain, sont régies par des dispositions juridiques et réglementaires spécifiques, notamment le dahir du 30 juin 1916, tel que modifié et complété, et par les textes réglementaires pris pour son application.
Chaque partie exerce, à cet égard, les attributions qui lui sont conférées par la législation en vigueur, poursuit la même source, notant que l’intervention de l’ANEF en ce qui concerne ce type d’opérations se limite aux prérogatives qui lui sont dévolues par la loi, principalement l’octroi des autorisations de transport des produits ligneux issus des arbres abattus, sur présentation des documents et des autorisations légaux délivrés par les autorités compétentes.
Dès que cette question a été soulevée par les médias, l’Agence a engagé les investigations nécessaires au niveau provincial afin de recueillir les données et vérifier l’ensemble des aspects liés à cette opération, dans le souci d’établir les faits et d’éclairer l’opinion publique avec des données précises.
L’ANEF indique qu’elle suit, dans le cadre de ses compétences, tout ce qui est susceptible de garantir le respect des dispositions légales et réglementaires encadrant les différentes opérations liées aux arbres et aux ressources forestières, réaffirmant sa disposition permanente à coopérer et coordonner avec l’ensemble des autorités, administrations et institutions concernées, chacune dans le cadre de ses compétences, afin d’assurer la bonne application de la loi et préserver l’intérêt général.
S’agissant de la correspondance adressée par une association aux services provinciaux, l’ANEF considère que l’implication de la société civile dans les questions environnementales constitue une démarche positive qui renforce les principes de participation et de transparence, précisant que toutes les demandes d’information qui lui sont adressées sont traitées avec soin, conformément aux lois et procédures en vigueur.
De même, l’Agence affirme que la protection et la valorisation du patrimoine forestier figurent parmi ses priorités stratégiques, ajoutant qu’elle poursuit la mise en œuvre des programmes de reboisement, de réhabilitation des écosystèmes forestiers et de préservation de la biodiversité dans le cadre de la stratégie « Forêts du Maroc 2020-2030 », contribuant ainsi à la durabilité des ressources naturelles et à la lutte contre les effets des changements climatiques.
En conclusion, l’ANEF met l’accent sur la nécessité de se référer aux données officielles et de s’informer auprès des sources autorisées, rappelant que la protection de l’environnement et la préservation des arbres constituent une responsabilité partagée qui requiert la mobilisation de l’ensemble des parties prenantes, dans le respect des compétences légales de chaque institution et au service de l’intérêt général.
