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Casablanca: Des experts soulignent le rôle stratégique de la communication dans les alertes météorologiques

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Les participants à un panel organisé, jeudi à Casablanca, dans le cadre de la Consultation nationale sur le dispositif d’Alerte Précoce pour Tous, ont souligné le rôle stratégique de la communication dans le renforcement de l’efficacité des systèmes d’alerte météorologique.

Participant à un panel tenu sous le thème « Rendre les alertes météorologiques accessibles à tous », les spécialistes ont mis l’accent sur la nécessité de garantir un accès équitable à une information fiable, compréhensible et accessible à l’ensemble des populations exposées aux risques.

Les échanges ont porté notamment sur les moyens de renforcer la clarté des messages d’alerte, d’améliorer leur diffusion auprès des populations vulnérables, de consolider le rôle des médias dans la transmission d’informations fiables, de lutter contre la désinformation en période de phénomènes météorologiques extrêmes et de développer des partenariats durables entre les différents acteurs concernés.

Intervenant à cette occasion, le responsable partenariat et communication à la Direction Générale de la Météorologie (DGM), Lhoussaine Youabd, a souligné que cette rencontre constitue un espace de concertation entre les différents intervenants afin de renforcer la coopération autour de la communication des alertes météorologiques.

Il a relevé que les médias occupent une place centrale dans la chaîne de diffusion des bulletins d’alerte, insistant sur l’importance de simplifier les messages et d’élargir leur portée afin qu’ils parviennent au plus grand nombre dans les meilleurs délais.

Pour sa part, le directeur de la Recherche et de la Stratégie à l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP), Ahmed El Attari, a mis en avant le rôle de l’agence de presse dans la chaîne d’alerte, soulignant que la rapidité de diffusion de l’information doit s’accompagner d’un impératif de fiabilité, de contextualisation et de vérification des sources.

Il a expliqué que la MAP œuvre à rendre les alertes plus accessibles en les adaptant aux réalités des territoires et aux besoins des citoyens, tout en contribuant à la lutte contre la désinformation grâce à des dispositifs dédiés au fact-checking, à la production de formats pédagogiques et à une coopération étroite avec les autorités compétentes.

De son côté, le représentant de l’Agence d’État de météorologie d’Espagne (AEMET), José Luis Camacho, a insisté sur l’importance pour les services météorologiques nationaux de s’imposer comme des références scientifiques crédibles auprès des médias, des institutions et du grand public.

Il a également plaidé en faveur de la mise en place d’équipes spécialisées en communication au sein des services météorologiques, estimant qu’une communication efficace repose sur une expertise professionnelle, une interaction permanente avec les médias et une information scientifique claire et apaisée.

Dans cette même veine, le représentant de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), Ahmed Al Mahdi, a rappelé que l’efficacité d’un système d’alerte précoce dépend avant tout de sa capacité à placer les populations au cœur de sa conception.

Il a souligné que l’inclusion doit être intégrée dès la conception des dispositifs d’alerte, à travers des messages simples, des canaux de communication multiples et des formats adaptés aux différentes catégories de la population, notamment les personnes en situation de handicap, les communautés rurales et les populations peu alphabétisées.

M. Al Mahdi a, à cet égard, mis en avant le Protocole d’Alerte Commun (CAP), développé par l’UIT avec ses partenaires internationaux afin de renforcer l’interopérabilité des systèmes d’alerte et la formation des professionnels des médias.

Organisée par la DGM dans le cadre de l’initiative des Nations Unies « Early Warnings for All » (EW4All), cette rencontre a réuni des représentants des médias, d’institutions nationales et internationales, d’organisations de la société civile ainsi que des experts en météorologie, en communication des risques et en gestion des catastrophes.

Cette consultation, qui se poursuit jusqu’au 26 juin, s’inscrit dans l’ambition internationale portée par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), visant à garantir une couverture universelle des populations par des systèmes d’alerte précoce performants, inclusifs et pleinement opérationnels à l’horizon 2027.

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