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Huit courts-métrages sélectionnés dans le cadre du programme « Nulle œuvre n’est une île, Marseille-Agadir » par des détenues en formation audiovisuelle au Centre pénitentiaire de Marseille-Baumettes et des étudiants des Beaux-Arts de Marseille, ont été projetés, dimanche, dans le cadre du 17e Festival international du film documentaire d’Agadir (FIDADOC).
Ce programme s’inscrit dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026, un dispositif de coopération culturelle entre la France et les pays du bassin méditerranéen porté par l’association Lieux Fictifs et le Centre national des arts plastiques (France). Il met en avant des œuvres cinématographiques réalisées par des femmes issues de cette région.
Cette initiative, menée au Studio Image et Mouvement, installé à la prison des Baumettes à Marseille, vise à favoriser la circulation des œuvres cinématographique entre la France et le Maroc.
La présentation dudit programme a été suivie de la projection des huit courts-métrages et des échanges avec l’assistance autour de la co-programmation, les thématiques abordées dans les films ainsi que les différentes écritures cinématographiques et artistiques proposées par la sélection.
A cette occasion, le délégué général et directeur artistique du FIDADOC, Hicham Falah, a mis en avant l’importance de renforcer les passerelles entre institutions, notamment entre la centrale pénitentiaire d’Aït Melloul, où une première projection a eu lieu préalablement, et l’institut national des Beaux-Arts d’Agadir, ainsi qu’entre les écoles d’art de Marseille et d’Agadir, intégrant ainsi le cinéma comme outil de formation, de transmission et d’échange artistique.
De son côté, la conservatrice, responsable de la collection audiovisuel, vidéo et nouveaux médias au Centre national des arts plastiques, Pascale Cassagnau, a rappelé que les films présentés appartiennent à la collection nationale du ministère français de la Culture et ont vocation à être diffusés auprès de tous les publics, y compris en milieu carcéral et à l’international.
Pour sa part, Pierre Poncelet, membre de l’association Lieux fictifs, qui gère le Studio Image et Mouvement, a expliqué que ce dispositif implanté au cœur du centre pénitentiaire des Baumettes, comporte une salle de cinéma d’une cinquantaine de places, proposant entre 80 et 100 projections par an et accueille une centaine d’invités, ajoutant que les activités y sont centrées sur la pratique, la création et la diffusion audiovisuelle à destination des détenues.
