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Parution du 88e numéro de la Revue de la Gendarmerie Royale

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Le 88e numéro de la revue de la Gendarmerie Royale vient de paraître, traitant de divers sujets, avec en tête les Activités Royales et un dossier sur la gestion des risques d’inondation.

Dans son éditorial sous le titre « La gestion des risques d’inondation », la publication trimestrielle (avril – juin 2026) relève que le Maroc, de par sa position géographique, ses caractéristiques géologiques et sa vulnérabilité face aux effets du réchauffement climatique, demeure exposé à divers risques de catastrophes naturelles, parmi lesquels les inondations occupent une place particulièrement préoccupante.

« Conscient de cette réalité, le Royaume n’a cessé d’entreprendre des réformes et des mesures structurelles, préventives, institutionnelles et organisationnelles visant à renforcer la résilience nationale face aux risques d’inondation », écrit l’éditorialiste, notant que les inondations survenues à Ksar El Kébir et dans certaines provinces de la région du Gharb ont réaffirmé, une nouvelle fois, le savoir-faire du Royaume et ses fortes capacités à gérer de telles situations d’urgence.

La rubrique « Activités Royales » revient sur la nomination par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d’État-Major Général des Forces Armées Royales, de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan Coordinateur des Bureaux et Services de l’État-Major Général des Forces Armées Royales.

Cette rubrique rapporte aussi que SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, a reçu l’ancien secrétaire général du Conseil supérieur des Oulémas, Mohamed Yssef, que le Souverain a décoré du Wissam Al Arch (Grand Officier), en considération des services louables qu’il a rendus à sa Religion, sa Patrie et son Roi, dans les différentes missions et responsabilités qu’il a assumées.

La même rubrique se fait l’écho de la cérémonie de présentation et de lancement, sous la présidence de SM le Roi, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, du projet de réalisation à Nouaceur d’une usine de production des trains d’atterrissage du groupe Safran, un projet qui conforte le Maroc en tant que destination de choix et véritable acteur industriel intégré au cœur de l’économie mondiale.

Dans la rubrique « Décryptage », la revue jette la lumière sur la cérémonie organisée, jeudi 14 mai 2026, au Groupement Aérien de la Gendarmerie Royale à Salé, pour la célébration du 70ème anniversaire de la création des Forces Armées Royales (FAR).

Elle se fait aussi l’écho de la visite au Mausolée Mohammed V à Rabat d’une délégation de la Gendarmerie Royale, présidée par le Général de Corps d’Armée Mohammed Haramou, Commandant la Gendarmerie Royale, à l’occasion de la commémoration de l’anniversaire de la disparition du Père de la Nation, Feu Sa Majesté Mohammed V, que Dieu L’entoure de Son infinie Miséricorde.

Ce décryptage met également l’accent sur la visite officielle effectuée, du 11 au 13 février 2026 à la Gendarmerie Royale, par le Général de Corps d’Armée, Annelore Roelofs, Commandant la Maréchaussée Royale des Pays-Bas, à la tête d’une délégation importante.

Dans son dossier, la revue se penche sur la gestion des risques d’inondation, évoquant un savoir-faire opérationnel éprouvé de la Gendarmerie Royale, notant que, selon l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), les risques liés à l’eau, notamment les inondations, les tempêtes et les crues, représentent plus de 90% des grandes catastrophes enregistrées à l’échelle mondiale depuis 1970.

« Face à ces défis, le Royaume a progressivement renforcé sa résilience, en structurant des dispositifs capables de faire face à des événements à la fois soudains, intenses et difficiles à anticiper », lit-on dans la revue.

La Gendarmerie Royale dispose d’une capacité de projection qui constitue un atout majeur dans la gestion des épisodes d’inondation, ajoute la revue, précisant que celle-ci lui permet de déployer, sous court préavis, des moyens conséquents et d’intervenir en autonomie sur l’ensemble du territoire national, y compris dans les zones les plus reculées.

Dans ce dossier, la revue publie un entretien avec le Wali Directeur au ministère de l’Intérieur, Khalid Zerouali, mettant en avant les ressorts du modèle marocain de gestion des crises fondé sur l’anticipation, la coordination institutionnelle et la solidarité nationale.

« Face aux inondations qui ont touché Ksar El Kébir, le Maroc a conduit une opération d’évacuation préventive d’une ampleur exceptionnelle, plaçant la protection des vies humaines au cœur de l’action publique », souligne M. Zerouali.

En outre, dans la rubrique « La Grande interview » avec le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, le responsable gouvernemental a affirmé que les crues et les fortes pluies observées récemment au Maroc ont clairement contribué à améliorer la situation hydrique du pays.

« Elles ont notamment permis les apports aux barrages et favorisé la recharge partielle de certaines nappes phréatiques, après sept années consécutives marquées par une sècheresse persistante de 2018-2019 à 2024-2025 », ajoute le ministre.

La rubrique « Stratégie » comprend, pour sa part, un article intitulé « L’incertitude comme donnée structurelle », relevant que les politiques publiques de sécurité ont longtemps reposé sur une hypothèse implicite : celle de crises identifiables, circonscrites, auxquelles il était possible d’apporter une réponse proportionnée avant de revenir à un état normal.

Dans sa rubrique « Focus », la publication souligne que dans le contexte moderne, les catastrophes naturelles ne sont plus considérées comme de simples événements extérieurs aux dynamiques de l’État et de la société, mais dévoilent simultanément la structure fondamentale du mode de gouvernance de la relation homme-espace-environnement.

Dans la dernière rubrique de ce numéro « Innovation et sécurité », le périodique s’intéresse à l’apport de la technologie dans la prévention et la gestion des risques d’inondation au Maroc, faisant observer que face à l’intensification des épisodes météorologiques extrêmes, le Maroc s’appuie sur des technologies de pointe pour anticiper et mieux gérer les risques d’inondation.

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