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L’ambassade d’Égypte au Maroc a lancé, jeudi à Rabat, la deuxième édition du « Salon culturel », sous le thème « L’impact de la numérisation et des algorithmes sur les sociétés arabes, en présence d’un parterre d’intellectuels marocains et égyptiens.
Ce rendez-vous culturel, initié en collaboration avec la bibliothèque d’Alexandrie, s’inscrit dans le cadre du renforcement de la diplomatie culturelle entre l’Égypte et le Maroc, en offrant une plateforme périodique permettant l’échange de points de vue et d’expériences entre les acteurs culturels, et encourageant la créativité ainsi que la production culturelle et artistique commune entre ces deux pays frères.
Dans une allocution de circonstance, l’ambassadeur d’Égypte au Maroc, Ahmed Nehad Abdellatif, a affirmé que le lancement de la deuxième édition du « Salon culturel » vient confirmer la profondeur et l’excellence des relations bilatérales ainsi que les liens historiques qui unissent l’Égypte et le Maroc.
La culture constitue un pont diplomatique vital et un canal de communication renouvelé entre les deux pays frères, a ajouté l’ambassadeur, relevant que cette plateforme ambitionne de s’ériger en un espace périodique réunissant une élite d’intellectuels, de penseurs et d’artistes des deux pays et du monde arabe, afin d’échanger des points de vue et de développer une production intellectuelle commune.
Le choix du thème de cette édition s’impose avec force dans le contexte de l’essor technologique actuel et du rôle croissant de l’intelligence artificielle (IA) et des réseaux sociaux, des questions qui préoccupent désormais l’opinion publique et les décideurs, a-t-il ajouté.
De son côté, le président du Forum méditerranéen de la jeunesse, Isbouia Yassine, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans le prolongement d’un long processus de dialogue et de coopération culturelle conjointe, initié auparavant par le Forum, notamment dans les villes d’Assilah, de Rabat et d’Alexandrie, en collaboration avec les ambassades des deux pays au Caire et à Rabat.
Cette coopération, a-t-il souligné, revêt une importance capitale compte tenu de son impact positif direct sur la société civile, les intellectuels et les jeunes des deux pays.
Selon lui, ce salon constitue une plateforme permettant d’ouvrir de nouvelles perspectives en matière de dialogue, de réflexion et de communication, ainsi qu’un point de départ pour des initiatives d’avenir prometteuses.
Pour sa part, le directeur de la bibliothèque d’Alexandrie, Ahmed Zayed, a souligné l’importance capitale du thème de cette édition, qui porte sur les répercussions de la numérisation et de l’IA sur la famille et la société arabes, en particulier sur les jeunes et les enfants.
Dans ce contexte, M. Zayed a appelé à la mise en place de mécanismes nationaux et arabes efficaces, comprenant des mesures technologiques, sociales et psychologiques, à même de protéger les générations montantes des dangers potentiels, tout en veillant à capitaliser sur les opportunités prometteuses offertes par le récent essor numérique.
Quant au membre de l’Académie du Royaume du Maroc, Driss Guerraoui, il a noté que l’interdépendance entre l’IA et l’intelligence économique marque l’entrée du monde dans une phase charnière qui rompt avec les modèles de production traditionnels, où la machine n’est plus un simple outil au service de l’homme, mais un facteur influant sur l’orientation de ses comportements et sur la formation des dynamiques économiques.
L’énorme flux de données impose le développement de technologies de pointe capables de s’adapter à ces transformations et à ces défis, a ajouté M. Guerraoui, soulignant que la possession des outils technologiques nécessaires et leur bonne gestion constitueront un facteur déterminant dans l’évolution de l’économie mondiale au cours des prochaines décennies.
Cette rencontre culturelle a été marquée par la présence un parterre d’intellectuels, d’écrivains et d’artistes marocains et égyptiens, qui ont salué cette initiative en tant qu’apport majeur aux efforts visant à renforcer la coopération culturelle entre l’Égypte et le Maroc et à consolider les ponts du dialogue et des échanges intellectuels entre ces deux pays frères.
