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Les enjeux et défis de la traduction et de la promotion de la langue amazighe en débat à Rabat

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Les enjeux et défis liés à la traduction et à la promotion de la langue amazighe ont été au centre d’une table ronde organisée, jeudi à l’Institut Royal de la culture amazighe (IRCAM) à Rabat, avec la participation de chercheurs et d’universitaires.

Initiée par le Centre de traduction, de documentation, d’édition et de communication de l’IRCAM, la rencontre s’inscrit dans le cadre des efforts visant à approfondir le débat sur les perspectives de la traduction et à explorer les défis liés au renforcement de la présence de la langue amazighe dans divers domaines.

A cette occasion, le président de l’Ordre national des traducteurs du Maroc, Tayeb Boutbouqalt, a indiqué que la traduction constitue désormais un champ scientifique et cognitif à part entière, à la faveur de son évolution tant sur les plans théorique que pratique, notant qu’elle se situe aujourd’hui au croisement de plusieurs disciplines.

Abordant la question de « la traduction: science et éthique », M. Boutbouqalt a fait remarquer que le domaine de la traduction a vu émerger plusieurs approches théoriques, dont « l’école française du sens » et « l’école allemande fonctionnaliste », estimant que la valeur scientifique de ces approches demeure tributaire de la dimension éthique de la pratique de la traduction, le traducteur étant responsable de la transmission fidèle du sens.

Par ailleurs, il a relevé que le défi actuel réside dans l’établissement d’une « relation de complémentarité » entre le traducteur et la machine, de manière à tirer profit des opportunités offertes par les nouvelles technologies, tout en préservant le rôle central du traducteur dans l’interprétation et la production du sens.

De son côté, le président du Centre de traduction, de documentation, d’édition et de communication de l’IRCAM, Hassan Akioud, a souligné que la traduction vers l’amazighe se présente comme une pratique multidimensionnelle, qui dépasse l’aspect technique de la transposition des textes pour s’imposer comme un pilier du renforcement de la présence d’une langue au sein des espaces officiels, éducatifs et médiatiques.

Selon lui, cette dynamique est confrontée à de nombreux défis professionnels dont la garantie de la qualité de la traduction, l’amélioration des conditions de travail et le suivi de l’évolution constante des outils et technologies de traduction.

Le traducteur contribue à la production et à la reformulation du sens dans le respect des spécificités culturelles et des contextes locaux, consolidant ainsi son statut d’acteur professionnel engagé dans l’édification d’une pratique de traduction plus responsable, a-t-il ajouté.

A cette occasion, le recteur de l’IRCAM, Ahmed Boukouss, et le président de l’Ordre national des traducteurs du Maroc, Tayeb Boutbouqalt, ont procédé à la signature d’une convention de partenariat visant à renforcer la coopération dans les domaines de formation, d’édition et de partage des expertises.

La convention ambitionne essentiellement de consolider la coopération dans le domaine de la formation théorique et linguistique, notamment en matière de langue amazighe, et de favoriser l’organisation de conférences conjointes, outre la collaboration dans la publication des travaux traduits depuis et vers la langue amazighe.

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