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Le dialogue national multi-acteurs consacré au lancement du nouveau cadre stratégique issu de la Déclaration de Kampala 2026-2035 s’est tenu, jeudi au Zoopôle Aïn Jemâa, avec la participation des principaux acteurs institutionnels, professionnels ainsi que les partenaires techniques et financiers concernés par le développement agricole et rural en Afrique.
Ce dialogue national a été lancé par Tawfik Elachchabi, directeur de développement des filières de production au ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, en présence du secrétaire général de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), Tarek Ben Salem, et du 1er vice-président de la Confédération marocaine de l’agriculture et de développement rural (COMADER), Jamal M’Hamdi, avec la participation en visioconférence de Boaz Blackie Keizire, directeur des politiques publiques et des capacités institutionnelles à l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA).
Permettant de présenter, d’analyser et de valoriser les résultats de la 5ème Revue Biennale du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA), ledit dialogue constitue une plateforme stratégique de concertation réunissant les institutions publiques, le secteur privé, les organisations professionnelles, les partenaires techniques et financiers, les institutions de recherche, la société civile, ainsi que les organisations régionales, notamment l’UMA.
À cette occasion, M. Ben Salem, a salué l’engagement soutenu du Maroc en faveur du développement agricole, de la sécurité alimentaire et du renforcement de la résilience des territoires ruraux, mettant en avant le rôle de l’Union africaine (UA), de l’AGRA ainsi que de l’ensemble des partenaires mobilisés autour de cette dynamique stratégique au service de la transformation agricole du continent.
Cette rencontre, a-t-il poursuivi, revêt une importance particulière dans un contexte où les pays africains, particulièrement ceux du Maghreb, font face à des défis multidimensionnels affectant leur système agroalimentaire, tels que le changement climatique, la désertification, la rareté des ressources en eau et la volatilité des marchés, affirmant que l’UMA considère que la transformation durable des systèmes agroalimentaires nécessite plus que jamais une approche régionale fondée sur la complémentarité, la solidarité et l’intégration.
M. Ben Salem a, dans ce sens, rappelé que l’espace maghrébin dispose d’un PIB (produit intérieur brut) important, d’une position géostratégique privilégiée, de ressources agricoles diversifiées, de potentialités en matière d’agro-industrie et d’opportunités considérables dans les domaines de la logistique, du commerce intra-régional et de l’innovation agricole.
Et de soutenir : « L’UMA œuvre constamment, en étroite coordination avec ses États membres et ses partenaires, à promouvoir l’harmonisation des politiques agricoles, le développement des chaînes de valeurs régionales, la gestion durable des ressources naturelles ainsi que le renforcement de la résidence climatique et alimentaire dans la région maghrébine. Nous attachons également une importance particulière à la convergence des normes, à la facilitation des échanges et à la coopération technique régionale ».
Pour lui, ces facteurs constituent désormais des leviers essentiels pour améliorer la compétitivité des secteurs agroalimentaires et réduire leurs vulnérabilités face aux crises et chocs internationaux.
De son côté, Abderrahim El Boukhari, représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) lors de cette rencontre, a indiqué qu’avec la transition vers le cadre post-Malabo, matérialisée par l’adoption de la Déclaration et du Plan d’action de Kampala 2026–2035, le continent entre dans une nouvelle phase stratégique.
Il a noté que cette transition offre l’opportunité de tirer des enseignements du passé, de mesurer les progrès accomplis et de définir les priorités qui permettront d’accélérer la transformation terrestre des systèmes agricoles et alimentaires africains.
M. El Boukhari a fait remarquer que le Maroc a démontré au cours des dernières années un engagement constant en faveur du développement agricole durable, jugeant que les avancées réalisées dans le cadre des stratégies nationales successives témoignent d’une volonté forte de renforcer la sécurité alimentaire, d’améliorer la résilience face aux changements climatiques et de promouvoir une agriculture plus compétitive, inclusive et durable.
Il a, parallèlement, relevé que les effets des changements climatiques, la pression croissante des ressources naturelles, les exigences de modernisation des chaines de valeurs ainsi que la nécessité de renforcer des mécanismes de gouvernance et de coordination appellent à des réponses concrètes et innovantes.
Organisée par le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, en partenariat avec l’UMA et la COMADER, cette rencontre a permis d’identifier les principales contraintes institutionnelles, techniques et financières affectant la mise en œuvre des politiques et programmes agricoles, ainsi que de renforcer les échanges entre les acteurs nationaux impliqués dans la gouvernance, la planification, les statistiques agricoles et le suivi-évaluation.
Il s’agit aussi de promouvoir une meilleure coordination entre les institutions nationales, les organisations régionales et les partenaires techniques et financiers, et de formuler des recommandations opérationnelles en vue d’améliorer les mécanismes nationaux de gouvernance, de suivi et de pilotage stratégique du secteur agricole.
À l’issue de la cérémonie d’ouverture de cette rencontre, les participants ont effectué une visite des différents espaces et plateformes du Zoopôle.
