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Sous l’impulsion de SM le Roi, le Maroc confirme sa place dans la nouvelle géoéconomie mondiale

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Les choix stratégiques engagés sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI permettent aujourd’hui au Maroc de s’affirmer comme un acteur global dans la nouvelle géoéconomie mondiale, marquée par des tensions géopolitiques et la reconfiguration des chaînes de valeur, a indiqué l’ambassadeur du Royaume au Brésil, M. Nabil Adghoghi.

Devant un tel scénario où les Etats et entreprises cherchent à diversifier leurs sources d’approvisionnement, à relocaliser certaines productions et à redessiner les routes du commerce mondial, le Royaume tire pleinement parti de sa position stratégique à la croisée de l’Afrique, de l’Europe et des Amériques pour renforcer son rôle dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la logistique aérienne et maritime, de l’énergie verte et de la mobilité durable, a estimé le diplomate dans une tribune publiée mercredi par l’Agence de presse Brasil-Arabe (ANBA).

« Le Maroc est aujourd’hui un véritable chantier à ciel ouvert, porté par les nombreux projets d’infrastructures engagés en perspective de la Coupe du Monde de football 2030 », a relevé M. Adghoghi, également doyen du Conseil des ambassadeurs arabes au Brésil.

Autant de réussites qui témoignent, selon lui, du bon momentum du Maroc et de la pertinence des choix stratégiques opérés sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI : un vaste réseau d’accords de libre-échange, notamment avec l’UE et les États-Unis, une attraction soutenue des investissements directs étrangers, en particulier en provenance de Chine, des infrastructures de qualité, une ouverture affirmée sur l’Afrique ainsi qu’un pari réussi sur les énergies renouvelables, l’industrie décarbonée et les biofertilisants.

Sur le plan logistique, le diplomate a souligné que cette dynamique se traduit notamment par l’émergence de Casablanca comme hub aérien international, avec un objectif de 20 millions de passagers à partir de 2029, sans oublier le port Tanger Med, qui figure parmi les dix grands complexes portuaires mondiaux avec près de 11 millions de conteneurs traités chaque année, des connexions avec plus de 180 ports dans 70 pays et un écosystème industriel regroupant plus de 1.500 entreprises.

Pour M. Adghoghi, cette vocation logistique s’étendra à partir de 2028 à l’Atlantique Sud grâce au port Dakhla Atlantique, destiné à optimiser les corridors maritimes de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel.

Dans cette cartographie, Nador West Med est appelé aussi à constituer un nouveau pôle de transbordement, d’industrie et d’énergie en Méditerranée, attirant déjà d’importants investissements chinois, notamment dans les secteurs de la mobilité électrique et des énergies vertes, a-t-il précisé.

« Avec Tanger Med, Dakhla Atlantique et Nador West Med, le Maroc se positionne comme l’un des principaux pôles logistiques de l’Atlantique et de la Méditerranée », a-t-il affirmé.

Abordant la question de la sécurité alimentaire, il a rappelé que le Royaume détient plus de 70% des réserves mondiales de phosphates et figure parmi les acteurs majeurs du marché mondial des engrais.

Entre 2005 et 2025, la capacité de production nationale d’engrais a été multipliée par cinq, passant de trois à quinze millions de tonnes, a-t-il fait savoir, ajoutant que les investissements dans l’énergie solaire, l’ammoniac vert et les biofertilisants illustrent également l’ambition du Maroc de concilier sécurité alimentaire, souveraineté industrielle et transition écologique.

M. Adghoghi a, en outre, souligné les avancées majeures du Royaume dans le domaine de la transition énergétique, notant que le Maroc a engagé une transformation profonde de son modèle énergétique afin de valoriser ses 3.000 heures d’ensoleillement par an ainsi que l’un des meilleurs potentiels éoliens de la façade atlantique.

Le Royaume, qui dispose de plus de 4.000 mégawatts de capacités renouvelables installées, vise une part de 52% d’énergies renouvelables dans son mix électrique à l’horizon 2030, a-t-il indiqué, citant notamment le complexe solaire Noor de Ouarzazate ainsi que les parcs éoliens de Tarfaya et Taza.

L’ambassadeur a, par ailleurs, mis en avant l’« Offre Maroc » pour l’hydrogène vert, rappelant que le Maroc a déjà approuvé des projets d’investissement potentiels totalisant près de 33 milliards de dollars dans ce secteur, notamment pour la production d’ammoniac vert destiné à l’exportation.

Dans le domaine de l’industrie, M. Adghoghi a affirmé que le Maroc ambitionne de s’inscrire durablement au cœur des chaînes de valeur qui structureront l’économie décarbonée de demain et s’impose ainsi comme une destination attractive pour les investissements liés à la mobilité électrique et aux technologies bas carbone, relevant que cette dynamique est particulièrement visible à travers les partenariats développés avec la Chine.

Premier pays africain à avoir adhéré à l’initiative « Belt and Road », le Royaume est devenu une plateforme privilégiée pour les entreprises chinoises souhaitant tirer parti des accords de libre-échange conclus avec l’Union européenne, l’AELE, les États-Unis ainsi qu’avec le continent africain dans le cadre de la ZLECAf, a-t-il expliqué.

« L’ambition du Maroc est de disposer, à l’horizon 2030, d’une chaîne de valeur complète pour le véhicule électrique, avec une capacité de production de 500.000 véhicules par an. Cette stratégie s’appuie sur les solides performances de l’industrie automobile marocaine, qui produit près de 700.000 véhicules par an et génère 16,5 milliards de dollars d’exportations annuelles », a conclu l’ambassadeur.

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