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Une rencontre de communication axée sur le renforcement de la participation des femmes à la vie publique, en tant que levier fondamental pour la consolidation de la démocratie, de l’égalité et du développement durable a été organisée, mercredi à Oujda, par la Direction régionale de l’Entraide nationale de l’Oriental.
Initiée en partenariat avec la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d’Oujda (FSJESO), cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la première campagne nationale de sensibilisation menée par le ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille sous le slogan « main dans la main, participons au développement ».
Cette campagne vise à déconstruire les stéréotypes associés à la femme au sein de la société et à faire évoluer les mentalités qui entravent sa participation à la vie publique et aux centres de décision.
Intervenant à l’ouverture de cette rencontre, le Directeur régional de l’Entraide nationale, Hamid Khazri, a souligné que le choix du thème de la campagne nationale de sensibilisation reflète une prise de conscience croissante que la question de la participation des femmes n’est plus seulement abordée sous l’angle des droits et de l’équité, mais qu’elle est désormais étroitement liée à la capacité des sociétés à réaliser un développement inclusif et durable.
Il a fait remarquer, dans ce sens, que les expériences nationales et internationales confirment que les sociétés qui ont réussi à mobiliser les énergies de leurs femmes et à les impliquer dans divers domaines de la vie économique, sociale, culturelle et politique, ont atteint des niveaux plus élevés de croissance, d’innovation et de cohésion sociale, notant que la participation des femmes n’est pas seulement une réponse à une exigence de droits légitimes, mais un investissement dans le capital humain et un levier essentiel du développement.
M. Khazri a poursuivi que le concept de participation à la vie publique ne se limite plus à l’accès aux postes de responsabilité ou aux institutions représentatives, mais englobe désormais divers espaces d’action sociétale : des initiatives économiques, sociales et culturelles, au travail associatif et bénévole, en passant par la contribution à la gestion des affaires locales, la production de connaissances et la construction de l’opinion publique.
Par conséquent, a-t-il dit, le renforcement de la participation des femmes, qui est une responsabilité partagée, nécessite de lever les différentes barrières qui pourraient limiter leur présence dans ces domaines, ainsi que de valoriser les expériences féminines réussies et de mettre en avant les contributions des femmes au développement local et national en tant que modèles inspirants pour les générations montantes.
De son côté, le doyen de la FSJESO, Idriss Driouchi, a rappelé que le dernier Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 2024) a montré que les femmes représentent environ 50,1% de la population totale du Royaume, cependant le taux d’activité des femmes reste encore faible, à 16,8% en 2024, contre 47,6% pour l’ensemble de la population active.
«Ces chiffres nous amènent à réfléchir sérieusement, compte tenu des évolutions que le Maroc a connues, que ce soit la Constitution de 2011 ou le Nouveau modèle de développement», a-t-il relevé, soulignant que les femmes doivent avoir une participation active dans les différents domaines économique, social et politique.
Il a relevé à cet égard le rôle important joué par l’université à travers la formation et la sensibilisation, ainsi que dans le domaine de l’emploi.
Intervenant au nom de la Commission régionale des droits de l’Homme de l’Oriental, Mohamed Amarti a mis l’accent, quant à lui, sur les nouveaux défis en matière protection et de garantie des droits des femmes et leur effectivité, où se mêlent les dimensions culturelles, sociales, économiques, juridiques et territoriales, estimant que l’impact réel de l’arsenal législatif sur la réalité des femmes reste largement conditionné par la présence d’un environnement social et culturel qui prône l’égalité comme valeur humaine, s’approprie les valeurs de dignité et d’équité et rejette toutes les formes de discrimination.
Il a affirmé, par l’occasion, que le thème de la campagne nationale de sensibilisation revêt une importance capitale car il soulève des enjeux et des défis nationaux liés à notre société, outre ses dimensions internationales en raison de sa relation étroite avec les contextes historiques, culturels et sociaux, et parce qu’il impose un diagnostic approfondi des obstacles à l’égalité dans la jouissance des droits.
