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Les participants à une session organisée, mercredi à Rabat, dans le cadre du Forum international de la diplomatie d’influence, ont mis en relief le rôle grandissant que jouent les conjointes de diplomates dans le renforcement du dialogue interculturel et le rayonnement des missions diplomatiques.
Les intervenants à cette rencontre, organisée par la Fondation Diplomatique en partenariat avec le Groupe des épouses des ambassadeurs africains au Maroc (GEAAM), ont mis en exergue les enjeux, les perspectives et les opportunités liés à cet engagement humanitaire et solidaire, une mission qui a pour ambition de favoriser le co-progrès, plus particulièrement à l’échelle du continent africain.
Dans une allocution de circonstance, le conseiller à la Fondation Diplomatique, Ali Achour, a affirmé que les conjointes de diplomates jouent un rôle primordial dans le soutien à l’action diplomatique et le renforcement de la présence de leurs pays au sein des sociétés d’accueil.
« Cette contribution accompagne les missions de représentation diplomatique à travers la construction de ponts de communication humaine et culturelle » a-t-il expliqué.
Il a également passé en revue les rôles d’influence que les conjointes de diplomates ont pu assumer à travers l’histoire, par le biais de l’organisation de rencontres, de la contribution à la consolidation des relations sociales entre différents acteurs politiques et culturels, précisant que ces activités ont aidé à créer un climat de confiance et de rapprochement entre les peuples.
M. Achour a par ailleurs souligné que la diplomatie d’aujourd’hui dépasse les canaux officiels pour s’appuyer davantage sur les liens humains et culturels. Cette évolution ouvre à ces conjointes de vastes opportunités pour s’investir dans la diplomatie d’influence, articulée autour du dialogue, de l’interculturalité et de l’action sociale et caritative.
Pour sa part, la présidente du GEAAM, Nicole Mokolo Mangaya, a mis l’accent sur le rôle que jouent les conjointes de diplomates dans le cadre de la diplomatie d’influence à travers leur participation aux activités à caractère humanitaire et associatif, renforçant ainsi la place de leur pays au sein des sociétés d’accueil.
Au delà de sa portée symbolique, ce rôle, a-t-elle précisé, s’étend pour englober la contribution au soutien de l’économie locale et le renforcement de la coopération culturelle, économique et sociale à travers des initiatives et des projets à vocation humanitaire et de développement.
Dans ce contexte, elle a souligné la nécessité de reconnaître et de valoriser davantage ce rôle, en renforçant les partenariats entre le GEAAM et la société civile, afin de contribuer à élargir les perspectives de la coopération africaine et à raffermir les liens de solidarité entre les peuples.
M. Mokolo Mangaya a affirmé que le Maroc, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, a consolidé sa position en tant qu’acteur clé dans les domaines du soft power, de l’investissement et de la coopération africaine, ce qui fait du Royaume un espace propice à la promotion de ce type d’initiatives.
Organisé sur deux jours sous le thème « Diplomatie d’influence et mutations géopolitiques contemporaines : Vers de nouvelles approches de coopération internationale », ce forum constitue une opportunité d’échanger des points de vue sur les perspectives de développement des relations diplomatiques africaines dans un contexte international en mutation, et de mettre en lumière la place croissante de la diplomatie d’influence comme levier pour renforcer la présence africaine sur la scène internationale.
Il met également en évidence l’expérience marocaine pionnière en matière de consolidation de la coopération Sud-Sud, dont les fondements ont été jetés par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, à travers une vision africaine solidaire qui fait du co-développement, de la coopération multidimensionnelle et du renforcement des liens humains et culturels les piliers d’un partenariat africain agissant et durable.
