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Fès-Meknès appelée à devenir un modèle régional de la réforme sanitaire

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Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a appelé, mardi à Fès, à faire de la région Fès-Meknès un modèle national en matière de mise en œuvre de la réforme du système de santé, soulignant que le lancement effectif du Groupement Sanitaire Territorial (GST) constitue une « étape décisive » dans la territorialisation de ce chantier stratégique voulu par Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

La santé du citoyen, sa dignité et sa sécurité sociale se trouvent au cœur de la Vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a dit M. Akhannouch qui s’exprimait lors du premier Conseil d’administration du GST de la région Fès-Meknès.

Le Chef du gouvernement a considéré que la réunion du Conseil d’administration constitue un moment d’orientation stratégique plutôt qu’une simple étape formelle d’approbation, appelant à faire de la région Fès-Meknès un modèle dans la mise en œuvre de la réforme du système de santé, à travers la transformation du CHU en locomotive du dispositif sanitaire régional, la consécration de la proximité des soins comme un droit effectif et l’ancrage de l’équité territoriale comme critère de réussite.

M. Akhannouch a souligné que le citoyen « n’attend pas un discours, mais un service de santé tangible », à savoir « un rendez-vous plus rapide, un médecin disponible, un médicament accessible, un accueil digne et un parcours de soins clair ».

Il a ajouté qu’il s’agit là de « l’essence même de l’État social tel que voulu par Sa Majesté le Roi, un État qui ne se contente pas de proclamer les droits, mais qui garantit les conditions de leur accès et leur impact réel sur la vie des citoyens ».

Il a indiqué que la réussite de ce chantier ne sera pas mesurée uniquement à l’aune du nombre d’infrastructures réalisées ou du volume des budgets mobilisés, mais plutôt par l’amélioration concrète de l’expérience du citoyen au sein du système de santé, à travers le rapprochement des soins, la simplification des parcours thérapeutiques, l’accélération de la prise en charge et le renforcement de l’équité dans l’accès aux services de santé.

Dans ce contexte, le Chef du gouvernement a relevé que la région Fès-Meknès, malgré son poids démographique ainsi que son importance historique, universitaire et sanitaire, continue de connaître des disparités territoriales entre ses différentes composantes urbaines, rurales et montagneuses.

Cette situation confère au Groupement Sanitaire Territorial une responsabilité majeure en matière de réorganisation de l’offre de soins selon les principes de complémentarité, d’équité et d’efficacité, a-t-il expliqué.

M. Akhannouch a insisté sur la nécessité de faire de la région un système de santé intégré plutôt qu’un ensemble d’établissements dispersés, en organisant de manière fluide et coordonnée le parcours du patient, depuis les centres de santé jusqu’aux hôpitaux régionaux ou universitaires lorsque cela s’avère nécessaire, en passant par les hôpitaux provinciaux, sans retard ni dysfonctionnement injustifiés.

Il a également mis en avant le rôle central que peut jouer le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Fès, qui dispose d’une dynamique importante et d’un processus de développement avancé, lui permettant de constituer une véritable locomotive du Groupement Sanitaire Territorial, tant en matière de formation, de recherche, de développement des spécialités médicales que d’organisation des parcours de soins à l’échelle régionale.

Cette locomotive, a-t-il poursuivi, ne peut toutefois fonctionner de manière isolée, mais doit entraîner avec elle l’ensemble des composantes du système, notamment les hôpitaux provinciaux, les établissements de soins de santé primaires, les réseaux de proximité et les ressources humaines, dans le cadre d’une gouvernance unifiée fondée sur les données et sur des décisions axées sur les résultats et mesurables.

Le Chef du gouvernement a estimé que le principal défi dans la région Fès-Meknès ne réside pas uniquement dans l’élargissement de l’offre de soins, mais également dans sa réorganisation selon des critères d’équité et d’efficacité.

« Il ne sert à rien de créer de nouvelles structures si cela ne se traduit pas par une amélioration de l’expérience du citoyen. L’investissement n’a de sens que s’il se transforme en service effectif, et la gouvernance n’a de valeur que si elle produit un impact concret sur le terrain », a-t-il affirmé.

Dans cette perspective, M. Akhannouch a appelé le Groupement Sanitaire Territorial à jouer pleinement son rôle de « véritable salle de pilotage régionale », capable d’identifier les insuffisances, les dysfonctionnements et les obstacles dans les parcours de soins, tout en orientant de manière rationnelle et efficace les ressources, les équipements et les compétences.

Il a également insisté sur la nécessité de renforcer l’équité dans la répartition des moyens, de consolider les hôpitaux provinciaux, de moderniser les équipements, d’accélérer le chantier de la digitalisation et de consacrer le principe de responsabilité assortie de reddition des comptes et de résultats.

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